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Sida et IST : à chacun(e) ses moyens de prévention

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Les campagnes de prévention contre la transmission du VIH/SIDA et des autres maladies sexuellement transmissibles se suivent et… ne se ressemblent pas. L'utilisation du préservatif reste le message clé. Mais les réflexes à acquérir sont plus subtils qu'autrefois et varient selon les profils. 


Les acteurs de la prévention contre le VIH/SIDA et les autres maladies sexuellement transmissibles (IST) formulent d'abord un rappel vital : le VIH reste une maladie qui ne se guérit pas. Banaliser le Sida sous le prétexte d'avancées médicales continues est donc une lourde erreur. Cela étant précisé, les messages de prévention doivent aujourd'hui être davantage personnalisés qu'autrefois.

"Pour un jeune qui découvre la vie sexuelle, le port du préservatif reste le socle absolu de la prévention", précise Thierry Martin, directeur de la Plate-Forme Prévention Sida.

À côté de ce type de profil, il en existe bien d'autres. Raison pour laquelle les acteurs, sous l'influence des organisations internationales spécialisées en la matière (OMS, etc…), privilégient le concept de "prévention combinée". Beaucoup de personnes, par exemple, ont eu une ou des relation(s) non protégée(s). Pour elles, qui sont potentiellement porteuses du virus, le dépistage doit devenir la priorité. Connaître son statut sérologique est en effet fondamental, tant pour l'évolution de sa propre santé en cas de maladie que pour celle des autres.

Mais les traitements jouent également un rôle capital dans la prévention. Il est en effet possible, aujourd'hui, de rendre la charge du virus indétectable chez les personnes séropositives. Plus la charge virale est faible dans le sang et les sécrétions sexuelles, moins on est contaminant(e). Si, grâce à un suivi médical rapproché et une prise régulière de médicaments, une personne séropositive parvient à réduire sa charge virale au point de rendre le virus indétectable (= en quantité négligeable), elle peut empêcher la transmission du virus vers d'autres personnes lors de relations sexuelles non protégées. "Casser la peur – parfois très forte – de transmission du virus chez les personnes séropositives est un élément important de la prévention", commente Thierry Martin. Voilà pourquoi la campagne estivale en cours cette année a choisi trois "objets" visuels forts pour simuler le corps humain : la tête en préservatif, le corps en éprouvette (dépistage) et, enfin, les bras et les jambes en médicaments. Autre avantage de ces personnages colorés mis en situation : on ne peut savoir s'il

s'agit d'hommes ou de femmes, de jeunes ou de moins jeunes, d'hétérosexuels ou d'homosexuels, de Belges ou de non Belges… La campagne se décline sur tous les supports papiers, audio-visuels et sociaux, mais aussi dans les festivals de l'été (où seront distribuées 400.000 pochettes "préservatifs") et sur le site www.lesbons-reflexes.org

Pour en savoir plus ...

prévention sida

Plate-Forme Prévention Sida 

http://www.preventionsida.org

02/733.72.99.