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Travailler en tant que jobiste

Le contrat d'occupation étudiant présente plusieurs avantages financiers, notamment des cotisations sociales réduites.
© M. Houet BELPRESS Le contrat d'occupation étudiant présente plusieurs avantages financiers, notamment des cotisations sociales réduites.
© M. Houet BELPRESS

Caissier dans un supermarché, animateur dans un club de vacances, plongeur dans un restaurant, serveur dans un bar, livreur de pizzas... Autant de jobs parmi d'autres qu’exerceront les étudiants cet été. Attention, mieux vaut connaître certaines lois pour ne pas perdre ses droits.


Il est possible de travailler sous contrat d'occupation étudiant dès l'âge de 15 ans. Toutefois, certains jobs requièrent d’avoir 18 ans, par exemple, pour manipuler de l'argent, servir de l'alcool ou conduire un Clark. Sous ce type de contrat, le nombre de jours de travail ne peut dépasser 50 jours par an, sachant que deux heures prestées sur une journée, par exemple, comptent pour une journée entière.

Student At Work

Pour connaître le nombre de jours (restants) qu'il peut encore prester sous contrat étudiant durant l'année en cours, l'étudiant peut se rendre sur www.studentatwork.be afin d'imprimer son attestation personnelle et la remettre à son futur employeur (1).

Signer un contrat

Signer un contrat en double exemplaire est obligatoire : un pour le jobiste, un pour l’employeur. Ce contrat reprend les coordonnées de l’entreprise et de l’étudiant, le lieu de travail, la fonction, le salaire, la durée de travail, etc.

Salaire minimum

Le salaire minimum fixé par convention collective de travail s'applique aux étudiants. Par exemple, pour un jeune de 18 ans, il s'élève à 1.501,82 euros brut par mois, ce qui correspond à 9,12 euros de l'heure.

Cotisations sociales

Le contrat sous statut étudiant présente plusieurs avantages financiers, notamment des cotisations sociales réduites, tant pour l'étudiant que pour l'employeur. Alors qu'elles correspondent à 13,07% du salaire brut pour le travailleur salarié, elles ne sont que de 2,71% sous contrat étudiant. Les cotisations patronales sont, elles aussi, réduites (maximum 35% pour un salarié contre 5,42% pour un étudiant).

En cas de dépassement des 50 jours de travail autorisés, des cotisations sociales normales seront appliquées sur le salaire de l'étudiant. Cette règle prend cours à partir du 51e jour de travail.

Conséquences pour les parents

Le fait d’être fiscalement à charge d’un parent permet à celui-ci de bénéficier de déductions et donc de payer moins d’impôts. Pour rester à charge, l'étudiant doit respecter trois conditions : faire partie du ménage, ne pas percevoir de rémunérations qui constituent des charges professionnelles pour ses parents et bénéficier de ressources financières personnelles (2) qui ne dépassent pas un plafond qui varie selon la situation familiale (revenus nets en 2015) :

  • Étudiant à charge d’un ménage : 3.120 EUR
  • Étudiant à charge d’un parent isolé : 4.500 EUR
  • Étudiant handicapé à 66% et à charge d’un parent isolé : 5.720 EUR

À noter que la rémunération perçue sous contrat étudiant n'est pas à prendre en considération dans les ressources si elle ne dépasse pas 2.600 euros par an.

Par ailleurs, le salaire perçu par les contrats étudiant n'a pas d’incidence sur les revenus de remplacement des parents (indemnités d’incapacité de travail, allocations de chômage, pensions…) ni sur les aides sociales qui leur sont octroyées. Toutefois, si l’étudiant travaille régulièrement pendant l’année, cela peut affecter les allocations sociales et l’impôt de ses parents.

Payer des impôts ?

Les revenus du travail de l'étudiant sont imposables distinctement des revenus des parents. Cela signifie que, quel que soit son âge, le jeune doit remplir sa propre déclaration d’impôts. Cependant, il ne devra payer des impôts que s'il perçoit des revenus supérieurs à un certain montant (s'il vit seul : 9.548,95 euros brut ou 7.380 euros net pour les revenus de 2015) (2).

Allocations familiales

Pour conserver ses allocations familiales, l’étudiant de moins de 25 ans ne doit pas dépasser 240 heures de travail par trimestre. Pour juillet, août et septembre (3e trimestre), il n'y a pas de limite d’heures ni de revenus.

En cas de maladie

L'étudiant qui tombe malade lors de sa période de travail doit immédiatement prévenir son employeur et lui envoyer un certificat médical dans un délai de deux jours. En règle générale, si l'étudiant ne compte pas un mois de service, les jours non prestés ne sont pas payés.

Fin des études

Pendant les vacances d’été qui suivent directement la fin des études, l’étudiant qui travaille au maximum 240 heures conservera son droit aux allocations familiales (l'étudiant peut travailler sous ce statut jusqu'au 30 septembre). Il ne reste plus qu’à trouver un job et à se mettre au travail !


Pour en savoir plus ...

>> Pour en savoir plus, consulter la brochure gratuite Job sans prob des Jeunes CSC, disponible également dans les bureaux de la CSC.

>> S'adresser aussi à Infor Jeunes ou consulter www.jeminforme.be.