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"Miroir, ô miroir, dis-moi que je ne suis pas moche…"

© Question santé © Question santé

En 2016, 3 milliards d'images ont été échangées sur les réseaux sociaux. Soit le double par rapport à 2014. Ce déferlement, souligne l'ASBL Question Santé, a évidemment un impact sur l'image que nous nous faisons de la beauté. Que d'influences, plus ou moins inconscientes !


"La vraie beauté ne se voit pas, elle est intérieure…" Ah que ne colporte-t-on pas cette affirmation en réponse à tout ce qui nous rappelle sans cesse que nous ne sommes pas (toujours) des canons de beauté ! Mais qu'est-ce qu'un modèle de beauté, finalement ? Et pourquoi devrait- on à tout prix y correspondre, au prix parfois de masquer nos visages sous des tonnes de maquillage ou martyriser nos corps dans les centres de remise en forme ? Dans sa dernière brochure destinée à tous les publics, l'ASBL Question Santé interroge la beauté dans une perspective d'éducation permanente.

Un constat, d'abord. Rares sont ceux qui se fichent complètement de leur apparence physique. Mais il en existe tout de même quelques-un(e)s ! Sont-ils forcément des olibrius dans un monde qui, soumis au déferlement d'images d'individus parfaits, renforce encore le poids de l'apparence ? Ou bien sont-ils de valeureux rebelles face au diktat des réseaux sociaux ? Il faut une solide dose de recul, en tout cas, pour résister aux sirènes du look et du prêt-à-paraître. Et pas que chez les ados ! "La situation a sans doute empiré, la place accordée à l'apparence physique et à l'image de soi est devenue de plus en plus pesante, envahissante, déterminante, essentielle. Y compris à nos propres yeux", souligne l'ASBL.

On n'a pourtant pas été "beau" de la même façon à toutes les époques. Et le critère varie aussi selon les cultures et les régions. La beauté est donc relative. Il n'empêche que certaines études citées ici interpellent : en crèche comme à l'école maternelle, les "beaux" bébés bénéficier aient de conditions plus favorables à l'apprentissage. Plus tard, à l'université, les "beaux" étudiants seraient sur-notés de 20 à 40% des points ! L'intérêt de cette brochure est de nous interroger sans concession sur les racines de ce qui, en creux, est la porte ouverte à toutes les discriminations, tant dans les relations amicales que sur le terrain professionnel. Que de clichés sur les hommes endomorphes (gros) forcément calmes mais mous, et sur les femmes ectomorphes (maigres), nécessairement discrètes mais étriquées et souffreteuses !

Riche de témoignages, la publication termine son propos par quelques initiatives à contre-cour ant, comme ces défilés de mannequins XXL. Elle r appelle, aussi, le licenciement du directeur d'une grande marque vestimentaire pour jeunes, qui ne voulait strictement que des vendeurs et vendeuses supersexy au contact de la clientèle. Ouf, les temps changent (un peu)… !

Pour en savoir plus ...

Brochure téléchargeable sur le site www.questionsante.org/educationpermanente
ou via le 02/512.41.74