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Pollution de l'air : les adultes aussi

© Ph. Turpin BELPRESS © Ph. Turpin BELPRESS

Il n'y a pas que les personnes âgées ou les enfants qui doivent être ménagés lors des épisodes de pollution atmosphérique. Même en bonne santé, les adultes aussi doivent adapter leurs comportements face, notamment, aux pics d'ozone.


Chaque fois qu'un épisode de pic d'ozone ou de smog s'abat sur la Belgique, les alertes de santé se multiplient pour éviter d'exposer les populations les plus fragiles à la pollution atmosphérique. Il s'agit essentiellement des personnes âgées ou malades, et des enfants. Après avoir analysé les liens entre trois types de données (météo, pollution et mortalité) pendant la période 2008 à 2013, les scientifiques de Sciensano (1) veulent attirer l'attention des personnes qui ne se situent pas aux extrêmes de la pyramide d'âge, soit les 25 à 64 ans. Ils ont établi que, même lorsque les concentrations d'ozone n'augmentent que d'une façon modérée, leur risque de mortalité est affecté à la hausse. Le risque porte essentiellement sur des accidents respiratoires mais aussi, dans une moindre mesure, cardiovasculaires. 

Le problème vient surtout du fait que les 25 à 64 ans ont tendance à négliger les messages d'alerte lancés par les pouvoirs publics, s'estimant hors risques. Sciensano les appelle à changer leur perception, eux qui sont plus souvent exposés à l'air extérieur via leurs activités professionnelles et, surtout, via des activités sportives pratiquées en pleine journée. C'est particulièrement le cas en été par rapport à l'ozone et, en hiver, par rapport aux concentrations de particules fines et de dioxyde d'azote (NO2).

Que faire concrètement en cas de fortes pollutions, outre s'inscrire préalablement aux systèmes des messages d'alerte de type Celine (2) ? D'abord, éviter les efforts physiques entre midi et 22 h. En effet, les concentrations d'ozone sont généralement plus importantes en fin de journée, ce qui ne correspond pas avec le moment le plus chaud de la journée. Il est conseillé de privilégier les activités physiques en matinée. Ensuite, de rester au frais et de s'hydrater. Sciensano livre également une information plus précise, sus ceptible de réduire la mortalité dans toutes les tranches d'âge : la vigilance maximale doit s'exercer (en été) lors que la moyenne des concentrations d'ozone sur quatre jours consécutifs dépasse 100 microgrammes par mètre cube et (plutôt en hiver) quand le dioxyde d'azote augmente de 10 microgramme par mètre cube.