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Les abeilles, baromètres de l'environnement

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Le gouvernement fédéral veut aider les apiculteurs et leurs protégées par une batterie de mesures de lutte contre la surmortalité observée dans les ruches.


Il y a des années qu'on en parle : les abeilles vont mal. Les ruches sont frappées de mortalités anormalement sévères. Et… les apiculteurs dépriment. Plutôt gênant quand on se rappelle qu'outre la production de miel, les colonies d'insectes jouent un rôle important dans la pollinisation des cultures. 

Sont-elles décimées par certains types de pesticides (néonicotinoïdes) ? Par certaines maladies liées aux parasites qui envahissent les ruches (varroa) ? Par la banalisation biologique de nos campagnes, qui réduit la disponibilité de leurs ressources alimentaires ? Par l'évolution du climat ? Par le manque de diversité génétique dans leurs  rangs ? 

Par un mélange de tout cela ? Ça aussi, il y a longtemps qu'on en discute… Et qu'on cherche, notamment dans les universités…

Le gouvernement fédéral veut en avoir le cœur net. Il vient de débloquer un million d'euros pour financer "des études qui aideront à mieux comprendre les racines du problème".

Le Plan abeilles 2017-2019 des ministres Willy Borsus et Marie-Christine Marghem (MR) veut aussi faciliter, chez les éleveurs, le recours à certains produits vétérinaires, qu'ils sont tentés d'acheter via Internet pour contourner des obstacles légaux à leur accès en Belgique. Le plan, surtout, veut glisser des gouttes d'huile dans les rouages d'une mécanique politique qui, en matière d'abeilles, ressemble à un tableau kafkaïen : l'abeille domestique est plutôt de la compétence du niveau fédéral (où plusieurs services doivent apprendre à se parler), les abeilles sauvages plutôt de celle des Régions (avec, en Wallonie, les plans dits "Maya"). Les deux  "familles" d'abeilles occupent pourtant les mêmes espaces, y compris dans une ville comme  Bruxelles où de nouvelles ruches ne cessent d'être installées.

Au détriment des abeilles sauvages, estiment certains, déplorant les effets pervers d'une surmédiatisation des célèbres hyménoptères.

Il n'y a donc plus qu'à espérer qu'on verra enfin plus clair, en 2019, sur les causes de la surmortalité. Celle de l'abeille domestique, certes, mais aussi – et surtout ? – celle des abeilles sauvages (au moins 300 espèces vivent en Belgique), moins prestigieuses mais tout aussi indicatrices de l'état de santé global de notre environnement.                                     

Pour en savoir plus ...

Du 2 juin au 22 septembre

Le Domaine des grottes de Han accueille une exposition photos gratuite en plein air sur l'abeille et les pollinisateurs.

Plus d’infos : 084/37.72.13 • www.grotte-de-han.be