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En 2018, 84 % de médecins conventionnés

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Pour protéger les patients de tarifs élevés lorsqu'ils consultent un médecin généraliste ou spécialiste, les mutualités passent des accords tarifaires avec les représentants de leur profession. Pour 2018 et 2019, la grande majorité d'entre eux y ont adhéré.


Les prestataires de soins sont dits "conventionnés" lorsqu'ils s'engagent à respecter les tarifs officiels fixés par l'Inami. Ils ne sont donc pas libres d'appliquer les tarifs de leur choix. A contrario, les médecins "non conventionnés" sont libres de fixer leurs honoraires. Aussi, certains prestataires peuvent être entièrement conventionnés, tandis que d'autres le sont partiellement. Certains jours, certaines heures ou à certains lieux (en consultation à l'hôpital, par exemple), ils respectent les tarifs fixés par l'Inami. Dans tous les cas, le montant remboursé au patient par l'assurance soins de santé et indemnités (ASSI) obligatoire reste identique. Cela signifie que les éventuels suppléments par rapport aux honoraires officiels sont à charge du patient. Conventionné ou non, le prestataire de soins est tenu d'en informer ses patients, par exemple via un avis dans la salle d'attente.

Avantages

Il n'existe aucune corrélation entre la qualité des soins prodigués et les prix pratiqués. La qualité des soins ne dépend donc pas du statut du prestataire de soins. Par contre, les accords médico-mutualistes garantissent une sécurité tarifaire pour les patients et veillent à maintenir une qualité de soins optimale. L'accessibilité des soins et leur qualité sont ainsi garantis.

Fort taux de conventionnement

Le décompte des adhésions et refus pour la période 2018-2019 a été bouclé le 15 mars par l'Inami. Résultat ? 84,29% des médecins, toutes spécialités confondues, adhèrent à l'accord et appliqueront des tarifs conventionnés. La Flandre compte le nombre de médecins généralistes conventionnés le plus important (92,60%). Suivent la Wallonie (87,27%) et la Région de Bruxelles-Capitale (82,07%). Par contre, c'est la Wallonie qui comptabilise le plus grand nombre de spécialistes conventionnés (84,21%), suivie par Bruxelles (82,70%) puis par la Flandre (78,60%). Il existe de grandes différences selon les spécialités. Parmi les plus conventionnées (au-delà de 90%), on trouve la gériatrie, la médecine aigüe et d'urgence, l'oncologie, la médecine interne et l'endocrino-diabétologie. Par contre, moins de la moitié des prestataires en dermatologie, ophtalmologie et chirurgie plastique sont conventionnés, ce qui pose vraiment problème en matière d'accessibilité.

Pour en savoir plus ...

Vérifiez en ligne :

Sur son site Internet, la Mutualité chrétienne met un outil tout à fait utile à votre disposition. Un module vous permet de trouver un médecin, un dentiste, un kinésithérapeute ou tout autre professionnel de la santé près de chez vous, et de vérifier s'il est conventionné ou non. >> www.mc.be/services-en-ligne/prestataires/app

Les kinés adhèrent

Les kinésithérapeutes ont aussi dû se positionner sur un texte négocié par leurs représentants avec les organismes assureurs pour les années 2018 et 2019. 84,81% d'entre eux (19.637 prestataires) ont souscrit au document, 15,19% (3.517 prestataires) ont décliné. Ces derniers ne doivent donc pas respecter les honoraires fixés, sauf pour les bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM). Et les tarifs de remboursement des prestations par des kinésithérapeutes nonconventionnés pour des bénéficiaires non-BIM seront réduits de 25% à partir d'une date à fixer par l'Inami.