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Aide financière pour les victimes du Softenon

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L'an dernier, l'État belge avait été condamné à créer un fonds d'aide pour les victimes du médicament Softenon, responsable de nombreuses malformations congénitales dans les années 60. Un montant de cinq millions d'euros avait été prévu à cet effet. Il va aujourd'hui permettre d'indemniser les personnes concernées.


Dans les années 50 et 60, la thalidomide, une substance chimique vendue sous le nom du médicament "Softenon" en Belgique, était largement prescrite aux femmes enceintes pour calmer les nausées en début de grossesse. Quelques années plus tard, il s’est avéré que cette substance était tox­i­que et qu’elle a provoqué le décès et la malformation de milliers de nouveau-nés dans une cinquantaine de pays. Chez nous, le Softenon n'a été retiré de la vente qu'en juin 1962, soit six mois après que le fabricant eût stoppé sa production. Les pharmacies pouvaient écouler leurs stocks jusqu'à épuisement…

Les victimes du Softenon, nées en Belgique ou de nationalité belge, peuvent désormais prétendre à une indemnisation forfaitaire. Elle s’élève à 125.000 euros pour les personnes atteintes de malformations congénitales dues à la prise de thalidomide par la mère pendant la grossesse et à 30.000 euros pour les parents (tant la mère que le père) d'une victime de la thalidomide décédée (1). Les demandes doivent être introduites auprès de la Caisse auxiliaire d'assurance maladie-invalidité (CAAMI) au plus tard le 16 mai 2021. Un formulaire de demande est téléchargeable sur le site de la CAAMI. Dûment complété et signé, il faut y joindre une preuve attestant des malformations congénitales dues à la thalidomide et le renvoyer par courrier recommandé à la direction médicale de la CAAMI.