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De quoi rêve-t-on pour ses vieux jours ?

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Domicile ou maison de repos : c'est le plus souvent entre l'un ou l'autre de ces lieux de vie que l'on envisage généralement la vieillesse. Dans une brochure tous publics, Question Santé invite à penser autrement aux jours à venir. L'ASBL, qui donne ici la parole aux soignants, plaide pour une société des 3e et 4eâges entendus dans leurs désirs et choix de vie.


"Il peut arriver un âge où l'on n'est plus en sécurité à domicile. Dans ce cas, une institution est mieux. Mais j'espère que, d'ici là, l'institutionnel aura changé et sera moins médical". "Il faut qu'au moment où on a besoin de changer de lieu de vie, on ait le choix. Mais, pour ça, il faut de la diversité, et la valeur de respect !". Ces paroles de soignants parmi d'autres, récoltées lors de débats consacrés aux lieux de vie des aînés, nourrissent les réflexions qui jalonnent une récente brochure conçue par Question Santé comme un témoignage collectif et un tremplin pour d’autres échanges sur le sujet.

"Sans surprise, on sait qu'une majorité de personnes souhaitent vieillir chez elles, en restant le plus autonomes possible. À défaut, l'entrée en maison de repos est la première alternative citée, précise d'emblée l'ASBL. Selon une analyse datant de 2011, même si une personne sur deux déclare ne pas choisir elle-même sa maison de repos, 85 % des résidents se disent satisfaits. Ils se sentent davantage 'chez eux' quand ils participent à la sélection de l'établissement. Il en va de même lorsque leur lieu de vie leur offre la possibilité de s'impliquer dans des tâches concrètes et utiles".

Ces constats, les soignants les partagent. "La décision de rejoindre une institution se base peu souvent sur le projet de vie proposé, regrettent-ils. Parfois, la personne âgée pense davantage à ses proches qu'à elle-même. De même, la famille pousse souvent à prendre une décision, jugée 'raisonnable'". Les soignants parlent de la nécessité de proposer aux personnes vieillissantes des options qui correspondent aux différentes phases de leur vieillesse et aux valeurs qui leurs tiennent à cœur.

Un autre regard porté par les professionnels concerne une problématique souvent délaissée, sinon taboue : celle des risques que l'on est prêt à laisser prendre ou non aux aînés, sous prétexte du "principe de précaution" ou de "responsabilité". "Il faut permettre aux personnes âgées de cultiver leur propre vie", résument-ils.

Pour en savoir plus ...

>> "Paroles sur …De quoi rêve-t-on pour ses vieux jours" • Question Santé • 20 p • La brochure, gratuite, peut être commandée au 02/512.41.74. Elle est aussi téléchargeable sur www.questionsante.org.