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Boulimie, anorexie, un numéro pour en parler

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Les troubles alimentaires constituent une préoccupation grandissante. Le nombre de personnes concernées augmente chaque année en Belgique. Depuis peu, une permanence téléphonique les conseille.


Anorexie et boulimie. Ces deux formes de troubles alimentaires touchent environ 1.250 personnes supplémentaires chaque année, en Belgique. Appelée aussi anorexie mentale, la première est une maladie durant laquelle la personne n'arrive plus à se nourrir de manière suffisante pour les besoins de son métabolisme. L'équilibre énergies ingérées-dépensées est rompu, les dépenses étant nettement supérieures aux apports. En outre, la vision du corps est totalement altérée : le sujet se voit gros(se) alors qu'il est en réalité très maigre. Quant à elle, la boulimie se caractérise par l'ingestion excessive d'aliments. Ces crises s'accompagnent d'un sentiment de perte de contrôle, de culpabilité et de dégoût de soi. Elles occasionnent généralement des comportements compensatoires pour ne pas prendre trop de poids : vomissements provoqués, abus de laxatifs…

Après les accidents de la route, ces troubles représentent la deuxième cause de mortalité chez les jeunes. Ce constat, ainsi que "le peu de structures qui les prennent en charge en Belgique francophone (Liège, Bruxelles et Braine-l'Alleud) et le manque d'informations en la matière", ont décidé Nathalie Decaux, responsable de l'ASBL Anorexie Boulimie Ensemble, à ouvrir, en octobre dernier, une ligne téléphonique au bout de laquelle informations et conseils sont prodigués.

Après trois mois d'activité, les chiffres témoignent de l'utilité du service : "Nous recevons six à neuf appels par semaine, indique Nathalie Decaux. La moitié sont des proches, l'autre des personnes malades elles-mêmes. 60% concernent l'anorexie, 30% la boulimie et 10% l'hyperphagie (NDLR : manger à outrance sans développer de comportement compensatoire)". Les appelants cherchent une structure de soins (48%), des infos sur la maladie (33%) ou sur les groupes de soutien (14%).

Interpellant : l'âge moyen des personnes au téléphone est de 24-25 ans. "Cela signifie qu'il n'y a pas encore de prise en charge précoce de la maladie qui se déclare souvent durant l'adolescence." Les symptômes sont difficilement reconnaissables et des stratégies élaborées cachent les comportements compensatoires, ce qui ne facilite pas leur identification. D'où l'utilité d'une ligne d'appel pour en parler…

Pour en savoir plus ...

www.anorexie-boulimie.be • 067/22.21.20 (lundi, mercredi, vendredi de 12 à 14h)