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Sous le soleil, prudemment

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Les connaissances des Belges sur les effets néfastes de l'exposition au soleil progressent, mais trop lentement. La Fondation contre le cancer émet des recommandations de plus en plus précises pour se protéger.


Le soleil, réel ou artificiel, est un ami trompeur. Et, parfois, meurtrier. Cette réalité commence par être bien comprise par les Belges, selon la Fondation contre le cancer. Sa dernière enquête, réalisée fin 2017 par IPSOS auprès d'un millier de Belges âgés entre 15 et 65 ans, fait état d'une désaffection croissante envers le banc solaire. Le nombre d'utilisateurs réguliers (soit au moins cinq fois par an) est passé de 14 % en 2011 à 7 % en 2017. 58 % des personnes sondées sont d'ailleurs favorables à l'interdiction des bancs, alors qu'elles n'étaient que 39 % en 2011. Et le nombre d'utilisateurs à domicile a baissé de 15 % en six ans. La Fondation s'inquiète pourtant de ce que 68 % des utilisateurs de banc solaire ont une peau de type 2, très claire et de ce fait extrêmement sensible aux effets nocifs des rayons ultra-violets. Elle rappelle que cette pratique ne prépare pas la peau au soleil, contrairement à une opinion largement répandue. Confortée par de nouvelles recommandations émanant de l'Association of European Cancer Leagues, la Fondation rappelle ou précise diverses recommandations antérieures.

Ainsi, au soleil, l'existence d'un bronzage sain ou sans danger est une chimère. Aucune crème solaire n'assure une protection totale contre les UV. Si l'on veut minimiser les risques de cancer, l'utilisation d'une crème ne peut jamais se substituer au port d'un chapeau large et de lunettes solaires efficaces. Il est conseillé de porter des vêtements qui couvrent également les bras et les jambes, si possible avec des mailles serrées. L'utilisation d'une crème – à renouveler impérativement toutes les deux ou trois heures – doit également porter sur les oreilles et les lèvres. Même à l'ombre, il faut garder à l'esprit que la réverbération des rayons UV sur l'eau, le sable ou la neige augmente le rayonnement subi par la peau.

Pour les enfants, la Fondation est encore plus draconienne. Pas de soleil du tout en-dessous de six mois ! Plus les enfants sont jeunes, plus ils sont fragiles face au soleil. À leur sujet, la prise de conscience semble encore balbutiante : selon les dernières enquêtes menées, les enfants semblent en effet avoir subi davantage de coups de soleil en 2017 (39 %) qu'en 2011 (26 %).

Pour en savoir plus ...

Plus d'infos sur les nouvelles recommandations : www.cancer.be ∙ 02/736.99.99