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Papillomavirus : les garçons aussi…

© Photo by Alexis Brown on Unsplash © Photo by Alexis Brown on Unsplash

Alors que certains partis, en Communauté Wallonie-Bruxelles, viennent de réclamer une vaccination plus large contre le papillomavirus, le Conseil supérieur de la santé rappelle, lui, ses arguments de santé publique.


L'infection génitale au papillomavirus humain (HPV), l'une des maladies sexuellement transmissibles les plus fréquentes, s'acquiert le plus souvent dès les premières relations sexuelles. Le HPV intervient dans une écrasante majorité de cas de cancer du col de l'utérus, mais il est également à l'origine d'autres types de cancer anogénitaux (vulve, vagin) de même que des cancers de la bouche et du pharynx. Si la plupart des femmes se débarrassent spontanément de l'infection au HPV, il n'est va pas de même avec des formes dites à hauts risques. De plus, certains cancers liés au HPV (pénis, anus) frappent aussi les hommes avec un risque accru pour ceux qui ont des relations homosexuelles. L'autre risque, pour eux, est de contracter divers types d'infections et de lésions.

C'est la raison pour laquelle le Conseil supérieur de la santé, l'organe d'avis scientifique du SPF Santé publique, tape une nouvelle fois sur le clou de la vaccination. Celle-ci ne devrait pas seulement concerner toutes les jeunes filles de 10 à 13 ans (comme cela est recommandé actuellement) mais, plus largement, tous les garçons et toutes les filles âgé(e)s de 9 à 14 ans. Le CSS préconise aussi une vaccination dite de rattrapage pour les jeunes des deux sexes de 15 à 26 ans, spécialement en cas de relations sexuelles hommes/hommes.

Le CSS rappelle que le succès de la vaccination dépend du degré de couverture vaccinale atteint parmi l'ensemble de la population (NDLR : la Fédération Wallonie-Bruxelles est à la traîne par rapport à la Flandre). Il souligne le fait que les effets indésirables, "généralement d'intensité légère ou modérée, se résolvent spontanément". Et rappelle, enfin, que la vaccination ne rend pas superflu pour autant le dépistage systématique, chez son médecin, du (pré)cancer du col de l'utérus.

Pour en savoir plus ...

Plus d'infos : consulter l'avis 9181 sur le site www.css-hgr.be