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Le cancer de la peau en 4 questions...

© Leyla Vidal BELPRESS © Leyla Vidal BELPRESS

"Apprivoiser" le soleil est l’une des façons les plus efficaces de se prémunir contre le cancer de la peau. Mais il en est une autre : connaître sa peau et… son ascendance.


Quels cancers ?

Les cancers de la peau les plus fréquents (près de 70 %) sont aussi les moins graves. Il s'agit des carcinomes spinocellulaires et des cancers basocellulaires (qui apparaissent souvent sur le visage). Les autres cancers de la peau appartiennent à une famille plus dangereuse, celle des mélanomes. Les premières manifestations du mélanome sont indolores. Tout changement d'apparence de la peau est un signe d'alerte qui nécessite une consultation médicale.

Certains dermatologues proposent un moyen simplifié de détection : le test "A,B,C,D,E".

  • le A désigne l'apparition ou le développement sur la peau d'une tache de couleur Asymétrique ; 
  • le B fait allusion aux Bords irréguliers de la tache ; 
  • le C indique les Couleurs différentes (du brun au noir) visibles dans la lésion ;
  • le D rappelle qu'il faut être très attentif si le Diamètre de la tache suspecte dépasse 6 millimètres ; 
  • le E met en garde contre l'Évolution du contour d'une tache ou d'un grain de beauté, la modification de sa taille, sa forme ou son épaisseur. Il arrive aussi que des démangeaisons surviennent ; et, à un stade plus avancé, des saignements ou des difficultés de cicatrisation.

Qui est à risques ?

Les personnes à la peau claire, celles qui bronzent difficilement et qui attrapent aisément des coups de soleil, sont plus susceptibles de développer un mélanome. Celui-ci peut apparaître à tout âge mais surtout entre 40 et 60 ans. Le risque augmente également si un mélanome a déjà été découvert chez un membre de la famille proche, ou après un premier mélanome. Cette tumeur semble aussi plus fréquente chez les personnes qui ont naturellement beaucoup de grains de beauté (plus de 50) irréguliers et multicolores. Les femmes sont un peu plus souvent atteintes que les hommes, mais la mortalité est supérieure chez ces derniers car ils consultent plus tardivement.

Les parties du corps les plus souvent exposées au soleil sont les plus à risques. Néanmoins, les cellules cancéreuses du mélanome peuvent apparaître partout sur le corps (plus rarement au niveau des muqueuses), y compris à des endroits dénués auparavant de tout grain de beauté : plante des pieds, paume des mains, sous les ongles, etc.

Une exposition excessive au soleil se cumule au fil des années, depuis l'enfance, et ses effets néfastes s'amplifient avec le temps. Le cancer ne touche pas systématiquement tous ceux qui s'exposent d'une façon déraisonnable. Mais le mélanome peut aussi se développer chez les personnes qui ne sont pas à risques.

Comment se protéger ?

La très grande majorité des tumeurs malignes de la peau sont dues à une exposition excessive aux rayons ultraviolets du soleil ou à des sources artificielles de ces mêmes rayons (centres de bronzage). Des coups de soleil graves pendant l'enfance semblent favoriser l'apparition du mélanome à l'âge adulte. Il est donc vraiment important de protéger les enfants.

Pour toutes les tranches d'âge, il est important d'"apprivoiser" le soleil : éviter de s'exposer entre midi et 16 heures, se protéger avec une crème solaire d'un indice au moins égal à 30. Renouveler généreusement cette protection au moins toutes les deux heures et après une baignade. Et… privilégier le parasol.

Quels traitements ?

S'il repère une tache suspecte, le dermatologue la retirera chirurgicalement, le plus souvent sous anesthésie locale. L'analyse en laboratoire de la tumeur ainsi que l'épaisseur du mélanome ôté indiqueront son stade de développement et sa sévérité. Une seconde intervention est parfois nécessaire pour exciser une zone de peau plus large.

On retire également le ganglion le plus proche de la tumeur pour voir s'il contient des cellules cancéreuses. Si c'est le cas, cela signifie que le mélanome a déjà diffusé des cellules cancéreuses à distance. Le risque est alors plus grand de voir des métastases se développer ultérieurement. Le retrait d'autres ganglions atteints peut alors être décidé, et un traitement supplémentaire mis en place : radiothérapie ou chimiothérapie.

Destinés à doper la réponse immunitaire contre les cellules tumorales, des traitements prometteurs d'immunothérapie sont à l'étude. Par ailleurs, des scientifiques tentent de mettre au point des vaccins anticancéreux qui orientent les cellules immunitaires du malade spécifiquement vers les cellules tumorales. Après le traitement, une période de surveillance médicale doit être suivie pendant plusieurs années.

Pour en savoir plus ...

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