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Antibiotiques : faire face à la menace

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Le nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques ne cesse d'augmenter lorsque ces derniers ne sont pas utilisés de manière judicieuse. Conséquence : des maladies graves ne sont plus traitées avec la même efficacité. Mobilisation : devenez un antibiotic guardian !


Le mésusage des antibiotiques, rappelle la Commission belge de coordination de la politique antibiotique (BAPCOC) qui sensibilise à leur usage raisonné (1), c'est par exemple en consommer trop fréquemment et/ou inutilement, arrêter un traitement avant son terme (les bactéries sont détruites progressivement), ne pas respecter les doses prescrites et les heures prévues par la posologie, jeter à la poubelle les résidus d'un traitement plutôt que de les rapporter à la pharmacie…

Résultat : les bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques, qui euxmêmes perdent de leur efficacité, il faut alors en utiliser d'autres aux effets secondaires plus importants et à l'efficacité moindre et certaines maladies empirent car il est devenu plus ardu de les traiter.

Afin de ralentir la résistance des bactéries, il est nécessaire de passer à l'action. Les patients, étudiants et enseignants, agriculteurs, médecins, vétérinaires… sont pour cela encouragés à devenir des antibiotic guardians.

L'initiative (2), britannique et récemment importée en Belgique, consiste à s'engager à utiliser les antibiotiques de manière raisonnée pour ne pas voir ces médicaments devenir obsolètes.

Selon le public concerné (adulte, famille, agriculteur/ éleveur, propriétaire d'un animal de compagnie), plusieurs messages d'engagement sont proposés : "Je ne demanderai pas d'antibiotiques si mon vétérinaire ne les a pas recommandés ou prescrits", "Si l'on me prescrit des antibiotiques, je les prendrai exactement de la manière prescrite et je ne les partagerai jamais avec d'autres personnes"…

Aujourd'hui, plus de 1.000 traitements antibiotiques pour 1.000 habitants sont prescrits chaque année en Belgique et en dehors des institutions hospitalières. Le BAPCOC et le SPF Santé publique entendent réduire ce chiffre à 600 d'ici 2020 et à 400 en 2040.