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Dépistage du cancer du sein : où en est-on ?

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Ce début avril, les mammographies diagnostiques devaient faire l'objet de nouvelles modalités de remboursement. À la suite d'une polémique politique, la Ministre fédérale de la Santé a suspendu les mesures prévues. Le point pour y voir clair, en attendant une nouvelle mouture prévue à la fin de l'été.


Depuis le début des années 2000, un programme organisé de dépistage du cancer du sein existe en Belgique : le mammotest. Toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans qui n’ont pas de risque particulier ni de plainte ou anomalie au niveau des seins sont invitées à y participer. C'est en effet dans cette tranche d'âge que les cancers se développent le plus fréquemment (75%) et que le dépistage est le plus adéquat pour diminuer la mortalité due à ces cancers. Financé par l'assurance soins de santé obligatoire et organisé par les Régions, cet examen, à réaliser tous les 2 ans, est entièrement gratuit. Il offre une assurance de qualité grâce à des exigences strictes notamment en matière d'appareillage et à la double lecture des clichés par deux radiologues indépendants.

À côté de ce dépistage organisé, un dépistage individuel – associant le plus souvent mammographie et échographie – peut aussi être prescrit par le médecin. Les conditions de remboursement diffèrent. Une quote-part est à charge de la patiente.

La nouvelle nomenclature qui devait entrer en vigueur était le fruit d'une longue concertation entre les médecins spécialistes, les mutualités et l'Inami. Elle a été élaborée sur la base notamment de recommandations scientifiques du Centre fédéral d'expertise en soins de santé (KCE). On peut résumer ainsi les objectifs visés : augmenter le taux de couverture du dépistage parmi les 50-69 ans, améliorer la qualité du dépistage individuel en rendant obligatoire la double lecture des clichés pour les femmes entre 45 et 74 ans et éviter les rayonnements nocifs chez les jeunes femmes qui ne sont pas à risques élevés ou n'ont pas de symptômes.

Pour l'heure, les conseils restent : Avant 50 ans ou à partir de 70 ans, l'utilité d'un dépistage doit se discuter au cas par cas avec son médecin en fonction du profil de risques, résume la Fondation contre le cancer. Qui encourage les femmes de 50 à 69 ans à rejoindre le programme organisé du dépistage.