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Carnaval, Pride, Fête nationale… Baptême, mariage, anniversaire… Qu’elles soient officielles, à caractère personnel, joyeuses, protocolaires, liées à un pays, une religion ou à une communauté, les fêtes ponctuent nos vies. Ce sont des moments forts, à partager avec d’autres personnes. Le Museum aan de Stroom (MAS) à Anvers nous invite à jouer les invités de marque.


Impossible de louper le MAS lorsqu’on approche de l’ancien quartier des docks. Belle tour de grès rouge et de lumière, située au bord de l’eau, le MAS en impose. À l’intérieur, la vue sur l’ancien quartier économique portuaire anversois est imprenable et les différentes expositions disposent de vastes espaces pour se déployer. L’exposition permanente "Fête !" est située au 4e étage du bâtiment qui en compte neuf. D’emblée, on est mis dans le bain. Les jeux lumineux et l’ambiance musicale n’invitent pas à la contemplation, tous nos sens seront sollicités. Pour l’occasion, sept artistes anversois ont composé des morceaux musicaux. Chaque morceau a été écrit à la demande du MAS et a été composé pour une partie spécifique. Plusieurs fêtes nous sont contées, à nous de choisir celle qui va inaugurer l’aventure. Toutes seront dynamiques, ludiques et riches en témoignages et en informations. Focus sur trois d’entre elles.

Pour en savoir plus ...

Plus d’infos : MAS, Hanzestedenplaats 1 à 2000 Anvers • exposition accessible en français, anglais et néerlandais • ouvert du mardi au dimanche de 10 à 17h • entrée : 10 euros (réductions possibles) • www.mas.be • 03/338.44.00

La fête de la nouvelle fille

C’est la fête la plus importante chez les Indiens Ticuna de la région frontalière entre le Brésil, le Pérou et la Colombie. On y célèbre l’arrivée des premières menstruations. La jeune fille séjourne dans une hutte qui représente l’utérus. Lorsqu’elle en sortira, elle sera devenue femme. Le MAS nous invite à faire le lien avec le monde occidental. Ici, nous n’avons pas l’habitude de fêter le début des menstruations. Mais les concepteurs de l’expo soulignent que les médias sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans le processus initiatique de l’adolescent. Et vont un cran plus loin : les influenceurs sur les réseaux sociaux seraient les chamans d’aujourd’hui. Ils transmettent la connaissance dont on a besoin pour conquérir sa place dans la société, au même titre que les amis, les parents et les professeurs.

Les Fantasy coffins au Ghana

Depuis les années 50, les Fantasy coffins (cercueils) sont en vogue dans la petite ville côtière de Teshie au Ghana. Leur forme révèle parfois le métier du défunt, et leur matière son statut. Il s’agit souvent d’objets occidentaux : une bouteille de coca, un avion, un appareil photo, un téléphone… Les avions, les bateaux et les voitures désignent spécifiquement le cercueil comme moyen de transport pour l’au-delà, le monde des ancêtres. Le cortège funèbre est une fête colorée, musicale, joyeuse. Toutes les relations du défunt sont conviées. Aujourd’hui, certains de ces Fantasy coffersse retrouvent sur le marché international de l’art. On contemple le modèle "appareil photo"présent au Musée et on regarde le témoignage vidéo d’un artisan expliquant qu’un défunt lui a demandé un cercueil en forme de piment.

Les orgues de danse

Ces mystérieuses machines sont typiquement belges, surtout populaires à Anvers et à Bruxelles. Elles étaient fréquemment louées pour des kermesses au début du 20e siècle. Leur objectif ? Faire danser les gens. Certains orgues de danse ont pris des proportions monumentales et ont été équipés d’é léments mobiles, d’instruments jouant tout seuls et d’effets de lumière. Envie de tourbillonner sur des airs d’antan ? Chaque mardi et cha que dimanche, de 11 à 12 h et de 15 à 16h, le MAS organise des matinées dansantes traditionnelles dans la belle salle qui accueille les deux magnifiques orgues de danse. Il n’est pas nécessaire de réserver.

>> Plus d’infos : www.mas.be/fete