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Petits meurtres entre amis

© Piaxabay © Piaxabay

Un jeune sur trois déclare avoir été victime une fois dans sa vie de cyber-harcèlement. L'ASBL Question Santé analyse le phénomène et livre des pistes de réflexion pour débattre et agir.


Messages humiliants, menaces, diffusions de rumeurs, insultes… surfent sur la vague des nouvelles technologies d'informations et de communication. Avec la particularité – au contraire du harcèlement de visu – de permettre au harceleur, grâce aux réseaux sociaux, tweets, SMS… de rester anonyme et à distance de sa victime. Il n'en perçoit alors pas directement la souffrance. Animé par la vengeance ou l'amusement, le harceleur peut aussi se servir de photos ou de messages personnels mis en ligne par la victime elle-même, et donc violer sa vie privée.

"C'est pour rire", justifiera-t-il souvent, banalisant ainsi un phénomène qui prend de l'ampleur. Pourtant, l'impact du cyber-harcèlement touche tous les aspects de la vie de la victime : santé physique et psychologique, vie sociale, réputation… Il génère un sentiment d'insécurité, de l'anxiété, de la honte, de l'isolement, qui finissent par laminer la jeune proie, avec parfois une issue dramatique.

Pour éviter aux internautes de devenir victimes de cyber-harcèlement, on conseille avant tout de bien maîtriser les règles de base d'utilisation des médias : protéger ses informations personnelles, gérer avec sagesse ses paramètres de confidentialité sur les sites et réseaux sociaux, apprendre à respecter la vie privée, le droit à l'image, à réfléchir aux conséquences avant de publier… Des actes simples qui permettent de tenir le cyber-harcèlement à distance.

La brochure éditée par l'ASBL Question Santé examine le cyber-harcèlement sous toutes ses coutures : comment l'aborder et en parler ? Comment le repérer ? Qu'est-ce qui a permis son expansion dans la société ? Qui sont les harceleurs et les victimes ? Etc. Un ouvrage étoffé, argumenté et bien amené (il donne voix au cyber-harcèlement lui-même) dont la lecture devrait être suggérée aux ados, à leurs parents, aux équipes éducatives…

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