Recherche :

Loading

La rédaction

Newsletter

Nous contacter

Une erreur dans votre adresse postale ?
Signalez-le

Actualité

Culture

International

Mutualité Service

Santé

Société

Nos partenaires

Visitez le site de la Mutualité chrétienne

Actes techniques (15 novembre 2001)


 

L’analyse de sang

L’analyse de sang, un examen médical de base, permet au médecin qui vous le prescrit d’obtenir des informations précieuses sur votre état de santé.

Le sang est constitué de 55% de liquide (le plasma) et de 45% de cellules, réparties en trois groupes : les globules rouges (érythrocytes), les globules blancs (leucocytes) et les plaquettes (thrombocytes). Les globules rouges jouent un rôle important dans le transport de l’oxygène. Les globules blancs défendent l’organisme contre les corps étrangers et les microbes (virus, bactéries…). Les plaquettes remplissent une fonction essentielle dans la coagulation du sang. Quant au plasma, il évacue et transporte une foule d’éléments : substances nutritives, déchets, hormones…Le sang remplit donc des tâches importantes, … d’où l’intérêt de l’analyser.

En quoi consiste la prise de sang?

Pour pouvoir analyser votre sang, il faut d’abord le recueillir. Quoi de plus simple et plus rapide qu’une prise de sang ! Vous vous rendez, à jeun ou non (selon les indications du médecin qui vous a prescrit la prise de sang), dans un laboratoire médical. Un(e) infirmier(ère) vous prélèvera quelques centilitres de sang, selon une technique bien codifiée: après avoir serré votre bras à l’aide d’un caoutchouc (pour faire gonfler les veines), une aiguille est introduite dans une veine de l’avant-bras ou du pli du coude, en suivant des règles de désinfection rigoureuses. On fait ensuite couler le sang à l’intérieur de petits tubes dont le nombre varie en fonction des examens requis. Les éprouvettes sont immédiatement étiquetées à votre nom. Après la prise de sang, vous serez invité à appuyer sur la ponction pendant quelques minutes avec une compresse. Le sang s’arrêtera rapidement de couler.

Si vos veines sont abîmées ou très souvent sollicitées, l’infirmier utilisera plutôt un cathéter qu’une seringue pour recueillir votre sang. Pour les nourrissons, du matériel adapté (mini-cathéter) permet de réaliser plus facilement la prise de sang. Mais renseignez-vous auprès du laboratoire proche de chez vous pour voir s’il est équipé et habitué à prélever du sang chez les tout-petits.

 

Comment se déroule une analyse de sang?

La plupart des analyses sont réalisées dans tous les laboratoires de biologie médicale. Par contre, les plus spécifiques d’entre elles sont effectuées par des laboratoires spécialisés, généralement en hôpital. Ces examens sont aujourd’hui soumis à un contrôle de qualité très strict et effectués, pour un grand nombre d’entre eux, à l’aide de machines perfectionnées qui réalisent les analyses de façon quasi automatique. Vous pouvez ainsi obtenir les résultats rapidement et avec très peu de risques d’erreurs.

 

A quoi sert une analyse de sang ?

Contrairement à ce que l’on pense souvent, il n’existe pas d’analyse complète du sang. Cela n’a d’ailleurs pas de sens, le nombre et le type de tests variant en fonction de ce que le médecin recherche. Trois cas de figure sont possibles :

- Soit, après un examen clinique soigneux, le médecin a besoin d’informations complémentaires pour poser un diagnostic. Il peut alors recommander une prise de sang “ de débroussaillage ”. Cette analyse compte généralement quelques tests de base qui peuvent fournir des renseignements utiles sur le fonctionnement des grands systèmes du corps (en général, sur le nombre de globules rouges et blancs, sur la quantité de plaquettes, sur la présence d’une inflammation, d’une infection…).

- Soit la prise de sang doit permettre d’approfondir un diagnostic déjà posé, en essayant de préciser les perturbations des systèmes internes concernés.

- Soit la prise de sang est utilisée dans le suivi et le contrôle de certaines maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance rénale ou l’hépatite... Elle portera alors uniquement sur des tests spécifiques à ce type de problèmes.

Le protocole de l’analyse transmise par le laboratoire comportera, en regard des résultats, des valeurs “normales” correspondant à la technique utilisée. Il convient de s’y rapporter pour comprendre les conclusions de l’analyse. Néanmoins, selon la méthode utilisée, la population de référence ou l’idée que l’on se fait de la “ normalité ”, les valeurs peuvent différer, notamment d’un laboratoire à l’autre. Les résultats doivent donc être considérés avec prudence. Ils doivent aussi être relativisés : avant que l’on en tire des conclusions thérapeutiques, les informations données par la prise de sang doivent être mises en relation avec l’examen clinique général et l’état de santé du patient. C’est bien sûr à votre médecin que revient cette tâche, comme celle, d’ailleurs, d’interpréter l’analyse de sang. Si, néanmoins, vous recevez personnellement les résultats, avant de conclure à un problème ou de vous affoler, demandez des explications à votre médecin.

 

Combien ça coûte?

Lors de la prise de sang, il vous sera généralement demandé une vignette de mutuelle. Cette vignette à apposer sur la prescription médicale est surtout nécessaire pour que le laboratoire dispose de vos coordonnées et puisse facturer ses prestations. Si l’on vous réclame une somme d’argent sur place, vous avez le droit de refuser ce paiement et d’exiger une facturation a posteriori, le coût de la prise de sang variant selon le nombre d’examens effectués et ne pouvant donner lieu à une perception forfaitaire.

Environ deux mois après la prestation, vous recevrez un courrier du laboratoire vous invitant à lui régler par virement votre quote-part personnelle (ticket modérateur). Le coût pour l’assurance maladie obligatoire est indiqué sur la facture et perçu directement auprès de votre mutuelle (c’est le système du tiers-payant).

Le montant de votre quote-part personnelle dépend du nombre d’examens réalisés lors de la prise de sang. Au plus ceux-ci sont nombreux, au plus le coût sera élevé. Cependant, le mécanisme de remboursement de la biologie clinique (un remboursement à 25 % à l’acte et à 75 % forfaitaire) n’incite pas à la surconsommation d’examens. S’il serait trop fastidieux de détailler le mode de calcul, sachez que votre quote-part pour une prise de sang peut varier de 0 à 700FB. Si vous bénéficiez de l’intervention majorée, votre quote-part peut varier de 0 à 150 FB maximum.

Florence Coutellier

(15 novembre 2001)

 

Retour à l'index

"Actes techniques"

haut de page