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Actes techniques (21 mars 2002)


 

La radiographie

Découverte il y a pourtant plus de 100 ans, la radiographie garde un intérêt diagnostique indéniable dans beaucoup de domaines de la médecine.

La radiographie est un examen diagnostique qui utilise les rayons X. De la même famille que les rayons lumineux, mais de longueur d’onde plus courte, les rayons X ont la propriété de pouvoir impressionner une plaque radiographique, de la même manière que la lumière, un film photographique. Cependant, au contraire de la photo, la radiographie ne donne pas une image de notre enveloppe corporelle. Comme les rayons X traversent la matière, le film radiographique peut garder l’impression et livrer l’image de notre anatomie interne ! En fonction de l’organe radiographié, le cliché sera plus ou moins noirci. Ainsi , sur une radio, les structures osseuses, qui absorbent le rayonnement, apparaîtront en blanc et des organes tels que les poumons, en noir.

Connus pour leur propriété de pénétration de la matière, les rayons X le seront aussi rapidement pour leur nocivité. C’est donc entourées des mesures de sécurité nécessaires que les techniques radiographiques se diversifieront et se spécialiseront grâce au procédé de visualisation d’organes par injection de produits de contraste (ex : l’artériographie, radio des artères) ou, bien plus tard, grâce à la numérisation des images (scanner à rayons X…).

 

A quoi sert la radiographie ?

Les usages de cet examen sont multiples. La radiographie thoracique est l’un des examens les plus fréquemment prescrits. On l’utilise pour obtenir une image du cœur, des poumons, des gros vaisseaux et mettre en évidence les premiers éléments de diagnostic de différentes affections pulmonaires (une tuberculose, une pneumonie…) ou cardiaques.

Les médecins ont aussi très souvent recours aux radiographies des os et des articulations : elles permettent de dévoiler d’éventuelles lésions (fractures…), déviations osseuses, ou luxations des articulations. Les dentistes font également beaucoup usage des clichés radio qui peuvent révéler des anomalies indécelables à l’examen clinique, comme les caries à leur premier stade, les abcès ou les dents incluses…

La radiographie n’est pas pour autant la panacée universelle ! Elle ne montre pas tout et ce qu’elle révèle est parfois peu significatif. Elle reste néanmoins un moyen simple de rechercher les éléments qui permettront, après avoir été affinés par des examens complémentaires, de poser un diagnostic.

 

Comment se déroule un examen radiographique?

La radiographie est réalisée par un médecin radiologue dans un hôpital ou dans un cabinet privé. Elle est prescrite par votre médecin traitant ou par un médecin spécialiste.

La radiographie est un examen rapide et indolore qui ne nécessite aucune préparation préalable. Vous vous rendrez dans une salle où est installé un appareil de radiographie, composé d’un bras articulé muni d’un tube à rayons X et d’une plaque contenant le film. Vous pourrez apercevoir derrière une vitre plombée, protectrice des rayons toxiques, le pupitre de commande derrière lequel se placera le médecin ou le technicien.

Pour réaliser un cliché du thorax, le médecin ou le technicien vous placera debout, torse nu, épaules basses et coudes en avant, contre le support qui contient le film radiographique. Il vous demandera de prendre une profonde inspiration, pour rendre les poumons plus visibles, puis de bloquer votre respiration… et de ne plus bouger ! Cette radio de face sera ensuite complétée par un cliché de profil. Pourquoi ? Une radiographie donne une image en deux dimensions des différents tissus et organes. Donc, sur le cliché, ceux-ci se superposent. Conséquence ? Il est parfois difficile de savoir ce qui se cache devant ou derrière les éléments de notre corps les plus visibles à l’image, comme les structures osseuses. Dans ce cas, une radio de profil peut apporter un complément d’informations intéressant.

Pour les radiographies du squelette, vous serez installé de manière à ce que la partie de votre corps à radiographier soit placée entre le tube à rayons X et la plaque contenant le film. Pour réduire le problème de la superposition des tissus et des os, le technicien vous demandera de prendre des positions précises. Plusieurs radios seront réalisées, ici aussi, le plus souvent, de face et de profil.

Très souvent, à la fin de l’examen, le radiologue vous fera un premier commentaire sur les clichés réalisés. Son compte-rendu définitif sera adressé au médecin prescripteur de l’examen, votre généraliste ou le spécialiste, qui vous expliquera les résultats.

Des précautions contre les rayons

La radiographie utilise des rayons dangereux pour l’organisme. L’examen est donc pratiqué par des médecins radiologues qualifiés qui prendront toutes les mesures requises pour assurer, aux patients comme à eux-mêmes, une protection optimale (matériels radiographiques contrôlés annuellement, salles de radiologie sécurisées et plombées…).

Certes, la quantité de rayons X émise lors d’une radiographie est minime : on considère qu’un cliché simple correspond à ce que votre corps reçoit s’il est soumis à l’exposition naturelle du soleil lors d’un voyage en avion de 4 heures ! Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’à chaque nouveau cliché, votre corps absorbera une dose supplémentaire de rayons ! Multiplier les radios peut être dangereux. Donc, enfants, adultes, pas de clichés inutiles !

L’examen radiographique n’est pas anodin. Il présente d’ailleurs des contre-indications pour la femme enceinte en début de grossesse. Si vous attendez un heureux événement, avisez-en toujours le radiologue. Au vu des dangers de malformations que court le fœtus exposé aux rayons X pendant le premier trimestre de la grossesse, le médecin évitera de réaliser des clichés durant cette période. En cas d’absolue nécessité, il vous munira, pour les prendre, d’une protection adaptée.

 

Combien coûte une radiographie?

Le coût d’une radiographie est déterminé par trois paramètres: le conventionnement des médecins, le statut du patient et le fait que les examens sont effectués en ambulatoire ou en hospitalisation. Le patient paie tout d’abord une quote-part pour les honoraires de consultance.

Pour l’assuré ordinaire, cette quote-part est fixée à 7,44 EUR pour les prestations 460670 et 460795 (médecin accrédité) lorsque les examens s’effectuent en ambulatoire et à 6,20 EUR pour les prestations 460703 et 460821 (médecin accrédité) pour les examens en hospitalisation. Seul le radiologue peut attester ces codes.

Ces montants sont ramenés respectivement à 2,97 EUR et à 1,98 EUR pour le patient qui bénéficie de l’intervention majorée (BIM).

Si le prestataire n’est pas conventionné, les honoraires de consultance sont libres.

Pour les actes techniques proprement dits, la quote part personnelle du patient non hospitalisé est fixée à 12 % des honoraires limitée à 2,48 EUR par acte. Le BIM ne paie pas cette intervention.

Rien n’est à charge du patient pour ce qui concerne les radiographies réalisées durant l’hospitalisation.

 

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"Actes techniques"

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