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Conseils juridiques (1er octobre 2009)

 

Un locataire peut-il faire les travaux
lui-même
si son propriétaire ne réagit pas?

Il est tout d’abord important de déterminer à qui incombent les travaux avant de se tourner vers son propriétaire.

Depuis le 15 juin 2007, les règles de répartition des réparations sont impératives. Les parties au contrat de bail ne peuvent donc plus y déroger de commun accord.

Le locataire est tenu de prendre en charge ce que l’on appelle les réparations locatives ainsi que le menu entretien du bien. Il s’agit de l’entretien des choses qu’il utilise au quotidien (par exemple l’entretien annuel de la chaudière).

Il est également tenu des réparations dues à sa faute ou à la faute d’une personne dont il doit répondre (enfants, parents, invités, …).

Le bailleur, quant à lui, est tenu de prendre en charge les grosses réparations (par exemple le remplacement d’une pièce de la chaudière sauf si la pièce a cassé par la faute du locataire) ainsi que la réparation de toute chose ayant péri par usure normale, force majeure ou vétusté. Par conséquent, il revient au propriétaire de prendre en charge les réparations locatives si celles-ci sont dues à un cas de force majeure, à la vétusté ou à l’usure normale. 

Lorsqu’il constate que des réparations doivent être effectuées et que celles-ci sont à charge du propriétaire, le locataire doit l’en informer le plus rapidement. Afin de se ménager une preuve, il est souhaitable qu’il avertisse son propriétaire par lettre recommandée et qu’il en garde une copie. Si le locataire hésite quant à la nécessité d’effectuer ces travaux, la prudence recommande d’écrire selon les mêmes modalités. Il sera ainsi à l’abri de toute action que le propriétaire pourrait intenter contre lui pour ces motifs.

En principe, si le propriétaire ne réagit pas, le locataire ne peut pas pour autant faire les travaux à sa place. Pour pouvoir les entreprendre, il faut que le bailleur en donne l’autorisation écrite. Si le locataire fait les réparations sans son accord, le propriétaire pourrait, en effet, dire que les travaux n’étaient pas nécessaires et donc refuser de payer les factures.

Il existe cependant une exception: la gestion d’affaire.

Il faut que les travaux soient urgents et nécessaires et que le propriétaire soit injoignable. Le locataire doit veiller à être extrêmement prudent dans l’utilisation de cette exception. Il doit vérifier que toutes les conditions sont remplies et se ménager un maximum de preuves. 

Outre cette exception, si suite à la lettre recommandée le bailleur persiste dans son silence, le locataire peut consulter un professionnel afin qu’il constate les travaux à effectuer et établisse un devis. Le locataire informe alors son bailleur des démarches qu’il poursuit et s’adresse au Juge de Paix.

Dans une même requête, l’on peut inviter le Juge à tenter de concilier les parties et, à défaut d’y parvenir, de trancher le différend qui les oppose en vue d’obtenir un jugement accordant notamment l’autorisation pour le locataire d’effectuer les réparations aux frais du propriétaire ou encore la résiliation du bail.

Asbl Droits Quotidiens

 

Durant le mois qui suit la publication de cet article, consultez les questions complémentaires sur le thème abordé dans la rubrique accès libre sur le site: www.droitsquotidiens.be.

 


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