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Conseils juridiques (16 avril 2010)

 

Le droit des grands-parents
vis-à-vis de leurs petits-enfants

en cas de conflit

Il arrive que dans certaines situations, les grands-parents ne réussissent pas à avoir de contact avec leurs petits-enfants. L’empêchement est souvent lié à des changements de situation familiale : un éloignement, un divorce, un décès, ou encore une mésentente entre parents et grands-parents.

© Claude Cortier/Belpress

La loi prévoit clairement que les grands-parents ont droit à des contacts personnels avec leurs petits-enfants. Ce même droit peut être octroyé à toute personne, si celle-ci justifie d’un lien d’affection particulier avec l’enfant.

Ce droit n’est pas automatique. Il s’apprécie en fonction de chaque cas particulier et du critère de l’intérêt de l’enfant. En effet, celui-ci est en droit de prétendre à un développement harmonieux au sein de sa famille. Ce ne sera certainement pas le cas s’il est victime de règlements de comptes entre adultes.

Dans tous les cas, le droit aux relations personnelles ne se conçoit que si l’enfant en tire un avantage. Les relations qu’il entretiendrait avec ses grands-parents doivent constituer un soutien affectif utile à son équilibre et contribuer positivement à son développement personnel.

 

La médiation amiable

Parfois, la communication avec les parents est devenue malaisée. Un accord concernant les petits-enfants ne semble alors pas envisageable. Pour éviter une procédure judiciaire onéreuse et lourde psychologiquement pour la famille, il est possible de s’adresser à un médiateur familial. La médiation familiale permet le rétablissement du dialogue au sein de la famille et la gestion des conflits dans un contexte plus serein.

La possibilité existe aussi de s’adresser directement à un Espace Rencontre (11 services agréés en Région wallonne). Il s’agit d’un lieu neutre et sécurisant dans lequel les enfants peuvent retrouver leurs grands-parents loin des conflits entre adultes et des discussions devant les tribunaux. 

 

L’intervention du juge

Dans le cas où une solution amiable n’est absolument pas envisageable, le tribunal de la jeunesse, à la demande des parties ou du procureur du Roi, peut trancher la question.

Que peut décider le juge ? Le juge va décider dans quelle mesure et à quelle fréquence les grands-parents peuvent voir leurs petits-enfants. Concrètement, il peut prévoir que les grands-parents peuvent recevoir ou héberger le mineur, lui rendre visite, exercer des activités avec lui, entretenir des communications téléphoniques, etc. En règle générale, la tendance du juge est d’accorder un droit de visite à raison d’une fois par mois.

Le droit aux relations personnelles peut également être limité ou retiré si ce droit va à l’encontre de l’intérêt de l’enfant. Pensons notamment aux cas de violence, abus sexuel ou harcèlement, mais aussi aux situations problématiques telles que les troubles psychologiques, l’alcoolisme ou l’éloignement géographique. Le fait que les grands-parents dénigrent systématiquement l’autorité des parents devant l’enfant peut également être pris en compte par le juge.

// Asbl Droits Quotidiens

 

Durant le mois qui suit la publication de cet article, consultez les questions complémentaires sur le thème abordé dans la rubrique accès libre sur le site : www.droitsquotidiens.be.

 

>> Pour plus d’informations consultez le site www.mediationfamiliale.be . Vous y trouverez des explications sur la médiation familiale ainsi que les coordonnées des médiateurs familiaux en Belgique.

 


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