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Échos de
l'actualité sociale et de la santé
( 4 décembre 2008)
Campagne antibiotiques
Se
déplacer avec des brassards de natation,
n’est-ce
pas absurde?
Si
bien sûr! On n’imaginerait pas un seul instant obliger son enfant à mettre
en permanence des brassards de natation autour des bras. Ce serait non
seulement ridicule mais aussi tout à fait absurde. Et le jour où il en
aurait effectivement besoin pour nager, le risque est grand que les
brassards soient alors hors d’usage… Et bien cette situation est tout
a fait comparable à celle d’une utilisation inappropriée et abusive
d’antibiotiques : ils ne sont d’aucune utilité en cas de grippe, de rhume ou
de bronchite aiguë. Mais à être trop consommés, ils finissent par ne plus
protéger contre les infections qui nécessitent, elles, des antibiotiques…
La
mise en scène que nous venons de décrire, vous avez peut-être déjà pu la
voir à la télévision ces dernières semaines. Elle illustre de manière
amusante la campagne que mène, pour la huitième année consécutive, le
Service public fédéral Santé Publique (1). Cette
nouvelle campagne s’adresse surtout aux jeunes familles. Le message est très
clair: nous consommons trop d’antibiotiques de manière inutile. Ceux-ci ne
constituent pas toujours la solution idéale pour lutter contre les maux de
l’hiver. Dès lors, n’hésitons pas à poser ces questions lors de votre visite
chez le médecin: que me prescrivez-vous? Est-ce que ce sont des
antibiotiques? Sont-ils indispensables pour me guérir?
Une récente étude
scientifique de grande envergure démontre que la résistance aux
antibiotiques n’a pas que des enjeux globaux de santé publique
(2). Cette résistance se produit aussi chez le patient
individuel qui consomme des antibiotiques (3). Il
ressort en effet que la plupart des antibiotiques prescrits sont associés à
un renforcement de la résistance à différents germes pathogènes. Ces
résultats sont importants pour les médecins. Une prescription inutile
d’antibiotiques peut, à brève échéance, entraîner le développement de
bactéries résistantes chez leurs propres patients. Les auteurs de l’étude
plaident donc pour une consommation d’antibiotiques responsable et correcte.
Les campagnes précédentes de sensibilisation ont déjà permis de réduire d’un
tiers la consommation d’antibiotiques depuis 2000. Mais ce n’est pas
suffisant. L’enjeu est de taille : la résistance aux germes pathogènes a
pour conséquence des durées de traitement plus longues, un nombre accru de
malades, une mortalité en hausse et un surcoût en matière de soins de santé.
Joëlle
Delvaux
(1) Toutes les informations sur le site :
www.usagecorrectantibiotiques.be
(2) L’étude a été menée à l’Institut scientifique de
Santé publique, en collaboration avec l’Agence intermutualiste, et avec
l’appui du Belgian Antibiotic Policy Coordination Committee, sur demande de
l’INAMI. L’étude est disponible sur le site de l’INAMI -
www.inami.fgov.be , rubrique
Médicaments (statistiques et informations scientifiques).
(3) L’étude est basée sur 105.198 échantillons provenant
de 16 laboratoires et 44.365 patients en 2005. Les résultats
microbiologiques de laboratoires cliniques ont été liés aux prescriptions
d’antibiotiques obtenues via les diverses mutualités.
Etudiants
La bloque
sans débloquer!
La
fin de l’année scolaire approche. Pour les étudiants du supérieur
(baccalauréat et masters), “C’est fini de rire” comme on dit. L’heure du
blocus a sonné! Comment organiser son temps et faire face au stress?
Jeunesse & Santé, avec le soutien de la Mutualité chrétienne, a trouvé la
réponse … grâce à son kit “Starting Bloque” et au site internet
www.startingbloque.be.
La
période de blocus, un passage difficile à négocier, surtout quand c’est la
première année! Comment étudier? Quel rythme de vie et de travail faut-il
prendre? Quelles attitudes adopter pour affronter les examens? Autant de
questions que l’étudiant se pose et auxquelles le kit “Starting Bloque”
répond! Créé par des jeunes pour des jeunes, le kit “Starting Bloque”
regorge de trucs et astuces pour traverser la bloque le plus sereinement
possible. Edité par l’asbl Jeunesse & Santé, le kit est le compagnon de
blocus idéal pour les étudiants de première année en baccalauréat. Il se
compose de cinq éléments:
1. Le planning d’étude
à afficher et… à remplir! Humour, conseils, techniques de relaxation … pour
organiser son effort en déstressant sympa!
2. Le livret “ Ta bloque, mode d’emploi”:
une mine d’or de
principes faciles qui rendent le travail efficace et agréable: que faire ou
ne pas faire pendant la bloque, comment étudier, comment s’alimenter,
comment gérer son stress?
3. Le “Bloque Post-it®”,
illustré de
slogans d’encouragement, pour jeter des idées, pour noter une définition ou
les choses à ne pas oublier…
4. Un dialogueur,
un panneau pour…
dialoguer, communiquer avec ses supporters, leur dire ses envies, ses
besoins, ses coups de gueule. C’est aussi le moyen pour l’entourage
d’encourager et de soutenir l’étudiant!
5. Un carton à accrocher à la porte :
d’un côté “Je
bloque” et de l’autre “Je débloque”, histoire de prévenir les visiteurs de
son état d’esprit!
Le kit, c’est à présent
aussi un site!
www.startingbloque.be est le prolongement de la version papier,
qu’il vient enrichir. Ludique et interactif, le site propose à l’étudiant
une cascade d’informations: des recommandations à garder en tête la veille
de ses examens, un espace détente avec des idées recettes faciles, une série
de liens sur la bloque, la possibilité d’envoyer un e-mail d’encouragement à
ses amis, mais aussi des conseils pour bien négocier l’arrivée des
résultats.
Et parce que le blocus,
c’est aussi une affaire de supporters, un espace pour les parents a été créé
afin de leur permettre de comprendre et d’accompagner leur étudiant favori
durant ces longues semaines. Les professionnels (enseignants, conseillés
pédagogiques…) y trouveront aussi leur compte via la mise à disposition de
balises d’animations sur le blocus.
L’année dernière, ce
sont environ 10.000 étudiants qui ont reçu et utilisé le kit Starting
Bloque… un outil gratuit et sans publicité commerciale !
Infos:
Les étudiants en
baccalauréat et masters qui souhaitent se procurer le kit “Starting Bloque”
peuvent l’obtenir sur simple demande au 0800 10 9 8 7 (numéro d’appel
gratuit de la Mutualité chrétienne).
Volontariat:
les petits
ruisseaux...
Me
magazine télévisé “Les petits ruisseaux…” a pour objectif de faciliter la
rencontre entre les associations faisant appel au volontariat et les
personnes désireuses de s’investir pour une cause qui leur tient à cœur.
Fruit d’une
collaboration entre la Fondation Roi Baudouin, les 12 télévisions locales
francophones et la Fédération des Télés locales Wallonie-Bruxelles, cette
émission est proposée tous les 15 jours, jusqu’à la fin décembre 2008 sur
chacune des 12 télés locales (toutes les semaines sur Notélé, en région
picarde) (1). Chaque émission présente 2 ou 3
organisations de la région en recherche de bénévoles pour mener à bien leurs
activités. Au total, pas moins de 144 associations sont ainsi rendues plus
visibles auprès des bénévoles potentiels en Communauté Wallonie-Bruxelles.
La FRB espère que, dans chaque région, des bénévoles “se mouillent” et
rejoignent une action citoyenne, quels qu’en soient le secteur et les
bénéficiaires. Les petits ruisseaux… font les grandes rivières. Une
accumulation d’engagements locaux peut avoir de grands effets !
Si votre association
recherche des bénévoles et si vous souhaitez lancer un appel au volontariat
auprès du public par le biais de cette émission, c’est le moment de vous
faire connaître dans la mesure où les journalistes des télévisions locales
sont occupés à programmer les portraits d’associations de leur région pour
la prochaine édition de cette émission.
Pour ce faire, il suffit
de remplir un formulaire-type pour présenter en quelques lignes la mission
de votre organisation, son secteur d’activité et le type de projets pour
lesquels vous recherchez des bénévoles (2). Une fois
complété, renvoyez le formulaire de présentation avant le 31 décembre
2008 à l’adresse suivante: Magazine “Les petits ruisseaux…”, Fondation
Roi Baudouin, rue Brederode 21 à 1000 Bruxelles,
doublet.d@kbs-frb.be .
(1) Pour connaître les horaires de diffusion, cliquez
sur www.inforegions.be .
(2) Le dossier de candidature peut être demandé au
070-233 065 ou par mail: proj@kbs-frb.be
– Il peut aussi être téléchargé sur
www.kbs-frb.be
MSF donne la parole
aux
victimes du nord Kivu
Les
pages d’actualité s’en font l’écho particulièrement ces derniers temps : la
situation est terrible pour des centaines de milliers de personnes qui
fuient la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.
Mais cet écho ne tend-il pas à glisser sur nos carapaces, par-dessus nos
émotions, peut-être trop sollicitées? Les violents combats qui ont éclaté
fin août, ont certes ramené la région au cœur de l’attention médiatique,
pourtant le conflit au Kivu perdure depuis une décennie. Pour Médecins sans
frontières, il était urgent d’en témoigner, d’ouvrir les yeux du monde.
Depuis le 20 novembre,
l’organisation donne à voir et à entendre, sur le Net, le quotidien de la
guerre vécu par ces populations du Kivu. La parole est à eux, sur
www.etat-critique.be où sont
rassemblés des témoignages, des actualités, des informations médicales, des
cartes. Surtout, on y trouve un document visuel et sonore d’une dizaine de
minutes, basé sur le travail en noir et blanc du photojournaliste, Cédric
Gerbehaye. Les photos se succèdent au son des témoignages. La parole est
ainsi donnée aux populations victimes de la guerre, venant comme en
contre-point des récits des derniers combats et des initiatives
diplomatiques qui occupent les journaux. Le ton est différent, pas de grands
éclats mais des destins liés à la guerre, en sursis. “Si on parvient à
trouver du soutien, on a l’espoir de vivre”, dit un des témoins.
CD
Plus
d’infos:
www.etat-critique.be
Allô info familles
Ecoute et
information
au bout du
fil
“Mon
adolescent semble complètement démotivé. Je suis préoccupé”, “Je ne reçois
plus de pension alimentaire pour mes enfants. Vers qui me tourner?”,
“J’élève seul mes enfants. Je me sens dépassé”, “Ma fille de deux ans dit
non à tout. Je suis épuisée”, “Mon fils devient de plus en plus agressif.
J’ai peur”…
Autant
d’inquiétudes que l’équipe d’Allô info familles recueille via une ligne
téléphonique dédicacée aux parents. Tantôt ressource pour des informations
sur la vie pratique, tantôt à l’écoute des questions qui touchent aux
relations parents-enfants, Allô info familles veut permettre de simplement
décharger une tension, de prendre du recul ou de réfléchir aux pistes
possibles. Depuis un peu plus de deux ans maintenant, Allô info familles a
réuni deux anciens services : une ligne d’information de la Ligue des
familles et un service d’écoute de l’Ecole des parents et des éducateurs,
autour d’un seul numéro d’appel: 02/513.11.11.
Concrètement une équipe
d’écoutants bénévoles formés et encadrés par des professionnels se relaye au
bout du fil. Du lundi au vendredi de 10 à 17h, ainsi que trois soirs par
semaine (lundi, mardi, jeudi de 20 à 22h), ils répondent dans l’anonymat et
la confidentialité, sans juger, aux interpellations des parents, des
grands-parents parfois.
Près de la moitié des
parents qui appellent ont des enfants de plus de 13 ans et se posent des
questions relationnelles, ou de scolarité. Parmi eux, 15% sont parents de
jeunes de plus de 18 ans qui vivent encore à la maison, des parents qui
perçoivent leur enfant en difficulté, qui sont confrontés à un jeune qui
refuse d’être aidé, ou à la violence de ce dernier. Les difficultés
relationnelles et psychologiques concernent un tiers des appels. Parmi les
autres sujets qui reviennent fréquemment, se trouvent des problématiques
telles que la séparation des parents – hébergement des enfants, tensions au
sein du couple au sujet des enfants… – et l’accueil en dehors des heures
scolaires. Allô info familles tente d’aiguiller.
CD
Plus
d’infos:
02/513.11.11 -
www.alloinfofamilles.be
Une initiative de la Fondation Roi Baudouin
Promouvoir
les relations intergénérationnelles
Pour
la première fois dans l’histoire de l’humanité, quatre, voire cinq
générations s’engagent ensemble dans le nouveau millénaire. Mais
jamais sans doute les générations n’ont été si cloisonnées entre elles,
“vivant plus en ‘aparté’ dans l’incompréhension, l’indifférence ou une
méfiance source de conflits, que réellement ensemble et solidaires”,
comme le dit très justement Mohammed Malki, directeur d’Accordages en France
et auteur du guide “L’intergénération, une démarche de proximité”
(1). Ajoutons à ce tableau les préjugés persistants les
uns à l’égard des autres et la marginalisation des plus âgés, trop souvent
encore perçus à travers le prisme de la dépendance ou de l’inutilité. Enfin,
les clivages institutionnels et sectoriels renforcent encore les
cloisonnements. Or, l’épanouissement individuel et la cohésion sociale
reposent sur la découverte de la valeur de chacun des âges de la vie.
Comment mieux vivre
ensemble? Quels projets mettre en place pour renforcer les liens entre les
générations? Tel a été le fil conducteur du large travail de sensibilisation
que la Fondation Roi Baudouin a mené ces deux dernières années sur le thème
des solidarités intergénérationnelles. Un travail qui s’est traduit en
particulier dans le soutien financier de 172 projets intergénérationnels
menés aux quatre coins de la Communauté française, dans des domaines aussi
variés que l’habitat, l’aménagement de l’espace public, la prévention de
l’isolement, la transmission des connaissances et des mémoires, les
nouvelles technologies, le tutorat d’entreprise, les loisirs, l’éducation,
l’environnement, la culture… (2).
La Fondation a également
initié de nombreuses rencontres entre gens du terrain pour partager leurs
expériences et réfléchir aux conditions du succès d’un projet
intergénérationnel. Un guide méthodologique est d’ailleurs en cours
d’élaboration à l’initiative de l’asbl Atoutage (3).
L’intergénérationnel est
désormais inscrit à de nombreux agendas, y compris européens. Le 29 avril
2009 sera en effet la journée européenne de la solidarité
intergénérationnelle. Parce que les liens entre les jeunes, les générations
intermédiaires et les personnes âgées ne doivent pas se limiter aux aspects
financiers ou aux charmes ponctuels de la rencontre des âges. Aujourd’hui,
comme le dit Mohammed Malki, l’enjeu est très certainement de renforcer et
de structurer les initiatives intergénérationnelles, de passer de l’action
isolée ou du site pilote à une stratégie globale en tant que choix de
société, et de créer une synergie entre les décideurs, les acteurs de
terrain et les habitants.

Infos :
“Une société pour
tous les âges,
le défi des relations
intergénérationnelles”.
Commande à la Fondation Roi
Baudouin : 070/23.37.28 ou sur
www.kbs-frb.be
(1) Accordages, 16 rue du Général Brunet -75019 Paris.
Tél.: 0033/147.70.79.67.
www.accordages-intergeneration.com
(2) La liste des projets sélectionnés est disponible
auprès de la Fondation Roi Baudouin - 070/23.37.28 -
www.kbs-frb.be
(3) Atoutage, Av. de l’Espinette 15 -1348
Louvain-la-Neuve. Tél /Fax : 010/45.20.61.
info@atoutage.be - www.atoutage.be
JD
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