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Échos de l'actualité sociale et de la santé ( 20 novembre 2008)



 

Loin d’être une “affaire réglée”,

la lutte contre le sida se décline au présent

Cette année encore, la Plate-forme prévention sida marquera le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, de son invitation à manifester contre l’exclusion des victimes du sida. Une marche débutera à 19h au départ de la place de la Monnaie à Bruxelles. Et l’exclusion sera inscrite au rang des inadmissibles. Le slogan “C’est l’exclusion qu’il faut exclure. Pas les séropositifs” ornera les bannières comme l’an dernier. “Parce qu’il est insupportable que des personnes déjà confrontées au terrible virus du sida soient, en outre, victimes de discriminations.”, martèle la Plate-forme. “Il n’y a aucun risque à travailler, jouer, étudier, manger…, quotidiennement avec des séropositifs… Leur exclusion est donc une attitude incompréhensible contre laquelle nous devons tous nous révolter”, enjoint-elle.

A l’école, dans leur vie professionnelle, dans les relations avec les banques et les assureurs, lors de l’achat d’un bien immobilier, en contact avec le milieu médical… voire au sein même des familles, les personnes séropositives et malades du sida témoignent des discriminations dont elles sont victimes. Ainsi, la campagne nationale lancée l’an dernier et qui bénéficie du soutien d’une série de personnalités, donne également la parole à des inconnu(e)s – une mère de famille, un étudiant, une médecin, un cuisinier… – s’interrogeant sur leur vie quotidienne probable s’ils étaient séropositifs. Ils nous interpellent. Les “partagerais-tu mon kot?”, “me laisseriez-vous toujours vous soigner?”… rejoignent les “me trouveriez-vous toujours aussi fort en tête?” de Jacques Mercier ou “écouteriez-vous encore ma voix?” de Maurane.

La lutte contre la stigmatisation et la discrimination compte parmi les principes d’action de la Plate-forme. On y retrouve également le souci d’informer les nouvelles générations. Croyances erronées, niveau d’information insuffisant quant aux modes de transmission des infections sexuellement transmissibles et du sida… attestent d’une sensibilisation toujours nécessaire et à poursuivre auprès des jeunes entre autres. La prévention (connaissance et utilisation des moyens de protection) reste le seul moyen de contrer la propagation de la maladie.

CD

Plus d’infos: Plate-forme prévention sida asbl - 02/733.72.99 - www.preventionsida.org


 

Gare aux pièges

du crédit facile!

Pour la 5ème année consécutive, 14 associations francophones et néerlandophones sillonneront les rues du pays à la fin du mois de novembre pour sensibiliser aux pièges du crédit facile.

La crise financière, et en particulier aux USA avec les subprimes, montre qu’un système basé sur le crédit facile mène les personnes les plus précarisées sur la voie du surendettement. De plus, avec la baisse du pouvoir d’achat, les sirènes du crédit facile se font de plus en plus séduisantes pour nous faire croire que la baisse des revenus peut être compensée par le crédit.

Des intermédiaires de crédit peu scrupuleux surfent même sur la vague de la morosité ambiante pour présenter des formules de regroupement de crédit comme solution-miracle à la baisse du pouvoir d’achat.

Cette année encore, des animations de rue auront lieu dans plusieurs villes:Waremme, Mons, Verviers, Bruxelles, La Louvière, Charleroi; Quaregnon... Elles sont préparées par les associations membres de la plate-forme Journée Sans Crédit (1). Certaines prendront la forme de sketchs, d’autres de jeux. L’imagination sera au pouvoir! Une présence sera également assurée à de nombreux endroits de passage tels que marchés, gares, centres commerciaux… Un magnifique calendrier 2009 sera distribué aux passants. Il contient des dessins et petits conseils pour éviter de tomber dans le piège du crédit facile.

Une farde pédagogique et des fiches d’informations ont par ailleurs été conçues comme outils d’animation.

Outre son rôle d’information et de sensibilisation, la plate-forme poursuit un second objectif, celui de faire des propositions pour améliorer la législation sur le crédit. En 2007, 32 recommandations ont été formulées. La plupart d’entre elles ont été déposées sous forme de propositions de loi.

En 2008, la plate-forme met l’accent sur la nécessité de mieux protéger le consommateur en contrôlant davantage les pratiques des prêteurs, souvent peu scrupuleux lorsqu’il s’agit de faire signer un contrat de crédit dans une grande surface… Elle craint en effet que la nouvelle directive européenne sur le crédit – qui vient d’être adoptée il y a quelques mois – ne soit interprétée de manière un peu trop laxiste par les prêteurs, qui ont tendance à affirmer qu’un consommateur bien informé n’a pas besoin d’être protégé par une législation contraignante…

Le travail de vigilance de la plate-forme continue donc à avoir toute sa raison d’être. Et sa notoriété lui permet désormais d’avoir pleinement voix au chapitre dans les lieux où le crédit et le surendettement s’invitent dans les débats, qu’ils soient locaux ou nationaux, associatifs ou politiques, informels ou institutionnels.

(1) Font partie de la plate-forme “Journée sans crédit”, du côté francophone, les Equipes populaires, le CRIOC, l’asbl Dignitas, le Groupement d’initiative pour la lutte contre le surendettement, le groupe action et surendettement, le réseau financement alternatif, le groupe prévention et surendettement, l’asbl Grepa et le centre de référence du Hainaut.

 

Plus d’infos sur www.journeesanscredit.be

Equipes populaires: 081/73.40.86 – Grepa: 02/217.88.05.


 

1, 2, 3… chante avec Tanya

Des chansons pour les petits

Avec beaucoup d’entrain, une institutrice maternelle a réalisé un CD de chansons pour enfants dont les thèmes jalonnent l’année scolaire.

“La mitre bien plantée, la crosse au côté, j’ai vu Saint-Nicolas avec son âne gris. La mitre bien plantée, la crosse au côté, la barbe au vent, c’est l’ami des enfants.” La chanson est de saison! Elle trotte rapidement en tête et donne envie de la chantonner avec son tout-petit. Elle est l’œuvre de Danielle L’Oiseau, institutrice en classes maternelles à l’école Saint-Henri à Woluwé-St-Lambert. Depuis de nombreuses années, Danielle L’Oiseau a l’art de captiver les petits, que ce soit avec ses chansons, ses poèmes ou encore ses petites saynètes de marionnettes. D’année en année son répertoire s’est étoffé et a elle a écrit des chansons pour rythmer chaque moment clé de l’année. Depuis “La rentrée des classes, c’est un jour de bonheur, à la rentrée des classes, c’est fête dans nos cœurs”; en passant par“Noël, Noël, fête douce, fête d’amour”; “Carnaval est revenu, cotillons, chapeaux pointus”; “Venez les cloches de Pâques, venez dans mon jardin”; jusqu’au final “C’est l’été, c’est l’été, vive les vacances!”… Les chansons sonnent juste car elles s’adressent directement aux enfants et parlent de leur monde, de leur quotidien. L’album est conçu comme une histoire, celle de Tanya. Un petit texte dit par Danielle introduit chacune des 12 chansons. En bonus, 4 berceuses clôturent l’album.

Plus qu’un CD, l’album “1, 2, 3…chante avec Tanya” est une véritable aventure collective. Un réel travail d’équipe s’est mis en place durant plusieurs années. Il y a tout d’abord Danielle L’Oiseau à l’écriture des textes et des mélodies des chansons. Ensuite, des enfants de l’école se sont proposés volontairement pour chanter les chansons. Avec sérieux et ténacité, Joséphine, Alice, Aloytia, Elisabeth, Elvire, Matthieu, Emilie et Iris ont répété pendant plus d’un an les chansons avec l’aide de Catherine Rassaert qui a par ailleurs réalisé toutes les illustrations du petit livret qui accompagne le CD. Enfin, Théo Mertens s’est occupé de l’enregistrement en studio et de l’orchestration

“Ce CD est l’accomplissement d’un rêve, l’apogée de ma carrière, s’enthousiasme Danielle L’Oiseau. Grâce à lui, je peux laisser une trace aux petits élèves qui, je l’espère, chanteront encore longtemps mes chansons!”

Françoise Robert

 

1, 2, 3… chante avec Tanya • Danielle L’Oiseau et Catherine Rassaert Coffret CD avec un carnet largement illustré et reprenant les paroles 15 EUR (+ 3 EUR de frais de port).

Pour le commander, téléphonez ou envoyez un mail à Danielle L’Oiseau : 0473/95.41.26, dany.loiseau@laposte.net


 

Enfant-roi?

Ecole et parents partenaires!

Le 31 mai dernier, diverses fédérations de l’Enseignement catholique organisaient une journée-débat sur le thème de l’Enfant-roi. Avec quelque 700 participants, cette journée connut un important succès de foule (1).

C’est dire la mobilisation autour de ce thème sensible autour duquel de nombreuses équipes de parents et de directeurs d’écoles ont travaillé pendant une année! Mais qu’est-ce qu’un enfant-roi? Ce n’est évidemment pas l’enfant de mauvaise humeur, un peu difficile, parce qu’il doit se lever le matin. C’est l’enfant auquel on offre une télé dans sa chambre et une Playstation, c’est l’enfant qui refuse de débarrasser sa place à la cantine “parce qu’il n’est pas payé pour”, c’est l’enfant qui vient à l’école avec son GSM et qui appelle ses parents parce que le prof’ l’a contrarié…Ce sont ces enfants dont les parents finissent par s’avouer vaincus et disent aux professeurs: “On ne sait plus quoi faire avec lui”. Mais l’enfant-roi est aussi souvent l’enfant de Parents-rois, comme l’a mis en évidence la recherche-action présentée au cours de cette journée. Ce n’est pas que ceux-ci, pourtant, soient très nombreux. Mais leur impact sur l’école est important. Car le problème n’est pas seulement un problème d’autorité vis-à-vis de l’enfant. C’est la légitimité même de l’autorité de l’école qui est en question! Mais faut-il pour autant que les parents restent au maximum hors de l’école?

Co-organisée par la fédération de l’Enseignement fondamental catholique (FédEfoC), la fédération des centres PMS libres (FCPL), le Collège des directeurs de l’enseignement fondamental catholique et l’Union francophone des associations de parents de l’enseignement catholique (UFAPEC), cette journée posait donc une question fondamentale: “Comment se parler pour trouver de nouveaux équilibres, de nouvelles pistes de collaboration et assurer, ensemble, à partir de responsabilités et de points de vue différents, l’éducation des enfants ?”

Aujourd’hui, le Segec publie  un ouvrage qui donne l’occasion à tout un chacun de prendre connaissance des différentes interventions de qualité qui ont nourri cette journée ainsi que des résultats de la production des différents ateliers, collecte de nombreux témoignages et idées, qui sont autant de balises pouvant favoriser un partenariat harmonieux entre l’école et les familles.

 

(1) Enfant-roi? Ecole et Parents partenaires! A la recherche de nouveaux équilibres. Une publication du Segec, avenue Mounier, 100 – 1200 Bruxelles -02/256.71.26 (5 euros).


 

Choisir des jouets

en connaissance de cause!

Les consommateurs européens sont les premiers acheteurs de jouets au monde. Indissociable du monde de l’enfance, le jouet concentre 81 % de la production totale des articles pour enfants. Le CRIOC, Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs, distille quelques conseils aux acheteurs.

Les enfants belges ne semblent pas souffrir de la baisse du pouvoir d’achat de leurs parents. En effet, les ventes de jouets ne subissent, pour l’instant, pas de diminutions significatives. Pour l’achat de jouets, le consommateur belge consacre, une moyenne de 204 à 339 euros par enfant. Une telle variation s’explique principalement, par l’achat, ou non, de jeux vidéo. Si en 2007, les dépenses de consommation privées augmentaient de 2,1%, le secteur du jouet a largement dépassé cette tendance.

Les jouets graphiques et jeux de société, les jouets pour bébés, jouets préscolaires, poupées, peluches, jouets à thème se partagent 60% du marché. Cependant, la part des jeux vidéo ne cesse de croître au détriment des jeux traditionnels (jeux d’extérieur et de sport entre autres). Aujourd’hui, ils représentent près de 40% du marché pour les jeunes, c’est plus qu’en 2004 où ce type de jouet représentait moins de 36% du marché.

Un bon jouet permet à l’enfant de s’amuser et de faire des apprentissages sans danger. Dès lors qu’il s’agit de l’épanouissement de l’enfant, il est important que ce jeu attire l’enfant.

Le jeu doit être amusant et éducatif. Il doit s’adapter à la personnalité et à la sensibilité de l’enfant.

Le jeu doit être conforme à l’âge de l’enfant: choisir un jouet de 8 ans pour un enfant de 6 ans ne le rendra jamais plus intelligent.

Le jeu doit être sans danger. Pour être mis sur le marché, un jouet doit porter le marquage CE. Cependant ce marquage n’est pas un gage de sécurité absolue dans la mesure où son utilisation ne fait pas l’objet d’un contrôle systématique. En plus du sigle CE, les fabricants doivent mentionner des avertissements et des précautions d’emploi en rapport avec les catégories de jouets.

Et pour ne pas jouer des coudes dans les rayons en cette période de fin d’année, suivez quelques conseils simples… Privilégiez les jouets durables, c’est-à-dire respectueux de l’environnement, équitables et respectueux des travailleurs! Evitez les jouets complexes souvent fragiles, vite cassés et non recyclables. Evitez dans la mesure du possible les jouets fonctionnant avec des piles. Evitez les jouets sur-emballés, choisissez des jouets qui réduisent l’impact des emballages, des plastiques et autres matériaux. Si l’alternative existe, privilégiez le bois plutôt que le plastique. Privilégiez un jouet solide, lavable et réparable pour durer longtemps, être exploré, malmené, partagé puis transmis... Le jeu en vaut vraiment la chandelle!

 

L’étude complète du CRIOC se trouve sur www.crioc.be. Plus d’infos au 02/547.06.11.


 

A peine 4 % des sites web en Belgique

peuvent être lus par tous

4 %: c’est le pourcentage de sites web en Belgique qui sont accessibles, c’est-à-dire conçus de manière à ce que l’information puisse être correctement perçue par tous leurs visiteurs, y compris les personnes atteintes d’un handicap (1).

Pour Altéo asbl – qui défend les droits des personnes handicapées – ce chiffre représente une réelle discrimination. Alors qu’Internet devrait favoriser les échanges sociaux et l’autonomie des personnes handicapées, il devient une source de difficultés supplémentaires.

Si cette situation est préoccupante, elle ne fait toutefois pas figure d’exception en Europe. En 2007, la Commission européenne a constaté à regret que seulement 5 % des sites web publics et 3 % des sites web privés sont pleinement accessibles au regard des directives internationales (2). Cependant, les politiques en la matière pour y remédier diffèrent. Depuis 2004, la Grande Bretagne a rendu légalement obligatoire l’accessibilité des sites web, publics comme privés. La Belgique, quant à elle, n’a pas pris de mesures législatives très contraignantes à cet égard.

Mais, la galaxie du web, c’est aussi l’affaire de ses usagers. L’internaute moderne est de plus en plus amené à créer et diffuser de l’information. A côté des grands sites commerciaux ou institutionnels, on trouve sur la toile d’innombrables sites de petite taille et d’initiatives personnelles comme les blogs. Altéo souhaite attirer l’attention des acteurs du web – qu’ils soient professionnels responsables de la conception et du développement de sites web (graphistes, rédacteurs, webmasters) ou bloggeurs – à l’accessibilité sur la toile.

D’où l’idée d’une campagne de sensibilisation ludique et instructive. A l’aide d’un quizz plein d’humour, Altéo démystifie d’abord l’internaute atteint d’un handicap. Puis, invite à découvrir sur le site web : www.willyontheweb.be les contraintes des modes de navigation spécifiques (barrette braille, lecteur d’écran, joystick…) au travers de témoignages d’utilisateurs. Créer des menus adaptés à une dextérité limitée, prévoir des substituts visuels pour les personnes malvoyantes, éviter les animations Flash trop rapides… voilà quelques moyens techniques de rendre son site plus accueillant aux personnes atteintes d’un handicap.

Ces efforts se trouvent d’ailleurs bien vite récompensés. En effet, concevoir un site web accessible au plus grand nombre permet d’améliorer le confort de navigation et le référencement du site sur les moteurs de recherche. Il facilite aussi la gestion du site web et permet d’exploiter de nouveaux créneaux (compatibilité avec les supports des GSM)… Autant de bonnes raisons d’agir pour un web accessible à tous !

Laurence Biron

 

(1) Enquête menée fin 2007 par la Katholieke Hogeschool Kempen.

(2) Les normes internationales en matière d’accessibilité web ont été mises au point par le WAI (Web Accessibility Initiative).

 

Plus d’infos, surfez sur: www.willyontheweb.be ou www.alteoasbl.be


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