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Échos de
l'actualité sociale et de la santé
( 17 avril 2008)
Quand surfer
rime avec
accessibilité
Force
est de constater qu’Internet constitue une source d’informations
considérable. Pourtant, trouver celle que l’on recherche équivaut parfois à
chercher une épingle dans une meule de foin.
Sur
certains sites, les polices de caractères trop petites, les liens peu
visibles, les informations qui clignotent, les menus déroulants complexes
brouillent les pistes. Sans compter les fenêtres publicitaires (Pop’ups) qui
s’ouvrent à tout bout de champ et qui comme, par hasard, ne se referment pas
de sitôt !
Des désagréments comme
celui-ci, l’internaute en rencontre au quotidien. Alors, quand il s’agit de
naviguer sur la toile à l’aide d’un afficheur braille et d’une synthèse
vocale, les petits désagréments se muent en véritables obstacles.
Comme la plupart des
internautes non-voyants, Antonia, surfe sur le Net à l’aide d’un boîtier
braille, appelé aussi barrette. Ses doigts parcourent les 80 caractères pour
lire l’information à l’écran. Un logiciel de synthèse de la parole (Jaws)
l’accompagne également. Jaws transforme le texte affiché en texte oral. Avec
une voix saccadée et monocorde, le logiciel transcrit l’intégralité d’une
page web de gauche à droite et de haut en bas (telle une dictée):
“L’altérité virgule c’est le respect de l’autre dans sa différence point”,
peut-elle ainsi entendre sur le site d’Altéo.
Pour se déplacer sur le
site, Antonia utilise seulement les touches du clavier. La souris, outil
bien pratique pour les internautes voyants, se relève tout à fait
inutilisable pour une personne aveugle (puisqu’elle ne peut pas voir où se
trouve le pointeur visuel sur l’écran).
Prêts pour une petite
visite virtuelle “à l’aveugle”? Connectez-vous sur votre site web favori et
tentez d’accéder aux rubriques en n’utilisant que le clavier… Résultat des
courses : on y découvre que les immenses ressources du web sont parfois tout
simplement inaccessibles. Pourtant, “la nature du web est son
universalité. Il doit être accessible à toutes les personnes handicapées”,
dixit Tim Berners, directeur du W3C. Car en matière d’accessibilité web, des
directives internationales ont été mises au point par le W3C, un organe de
gouvernance d’Internet. Celles-ci traduisent la volonté de rendre l’accès au
web facile à tous les citoyens.
Pour rendre son site
accessible, il faut suivre quelques principes techniques dès la conception.
Par exemple, proposer une légende pour chaque photo et image, préciser la
taille des fichiers à télécharger, mettre des liens clairs et visibles…
Altéo,
en tant que mouvement de personnes malades, valides et handicapées, tente à
son tour l’aventure de l’accessibilité sur son site web:
www.alteoasbl.be. Altéo a ainsi adopté
une structure simple et claire qui facilite l’accès à l’information pour
tous.
Néanmoins, les chemins
vers l’accessibilité du web étant parfois semés d’embûches, un travail
considérable reste à fournir pour permettre à chacun, quel que soit son
handicap, de profiter de ce fabuleux outil qu’est Internet.
Laurence Biron
22 %
de fumeurs
journaliers
Selon
une enquête réalisée par le CRIOC fin 2007 auprès de 2050 Belges âgés de 15
ans et plus, le pourcentage de personnes qui se déclarent fumeurs
journaliers est de 22%. Un pourcentage inchangé par rapport à 2006
mais
légèrement
supérieur aux 20% enregistrés en 2004. La différence entre le nord et le sud
du pays s’estompe (respectivement 21 et 23% de fumeurs réguliers), le
pourcentage de fumeurs réguliers diminuant de 5% chez les francophones et
augmentant au contraire de 4% chez les néerlandophones. Ce phénomène de
convergence des pourcentages de fumeurs s’observe également entre sexes : le
pourcentage de femmes qui fument (19%) a augmenté de 3% alors que le
pourcentage de fumeurs chez les hommes (25%) a diminué de 4% par rapport à
2006.
L'étude du CRIOC permet
aussi de constater que la consommation de tabac a le plus augmenté dans les
groupes sociaux inférieurs (+9% par rapport à 2006) alors 6% des personnes
appartenant aux groupes sociaux supérieurs ont arrêté de fumer en 2007.
Quant aux classes d’âge, on observe une forte augmentation par rapport à
2006 chez les moins de 40 ans (+8%) alors que les 65 ans et plus, eux,
consomment nettement moins (-5%).
Ces pourcentages
montrent que les actions prises pour lutter contre la consommation de tabac
(communication, tarification, interdiction de vente, sevrage et information
des consommateurs) doivent se poursuivre et être dirigés vers des groupes
cibles (les jeunes, les milieux sociaux défavorisés…). Actuellement 26% des
fumeurs semblent réellement décidés à arrêter de fumer, c’est 1% de plus
qu’en 2006 et cela indique à quel point les efforts entrepris par les
pouvoirs publics pour lutter contre le tabagisme doivent être poursuivis
sans relâche.
L’étude complète du CRIOC intitulée “La
consommation de tabac” (février 2008) est consultable sur le site
www.crioc.be .
Rens.:
Contre de documentation du CRIOC : 02/547.06.20.
Kilokiri
Un séjour
pour s’épanouir !
Surpoids,
obésité, surcharge pondérale, de nombreux jeunes connaissent ces termes et
leurs conséquences: le régime et les privations! Jeunesse & Santé casse
cette vision sinistre et peu motivante! Comment? En proposant, aux jeunes
adolescents en surpoids un séjour dynamique où le bien-être rime avec le
rire et l’alimentation saine avec le plaisir!
Le
séjour kilokiri a pour objectifs de donner aux 12-14 ans l’occasion de
s’épanouir dans un groupe, de travailler sur la confiance en soi,
d’apprendre à bouger en s’amusant, de goûter à une alimentation saine en
découvrant mille et une saveurs…
La perte de poids n’est
pas un but en soi. Le séjour veut surtout permettre à l’adolescent de se
sentir bien dans sa peau, de s’épanouir et de grandir en s’ouvrant aux
autres et au monde qui les entoure. Kilokiri est plus qu’un simple séjour.
C’est la première étape d’une démarche qui vise à donner aux jeunes et à
leur famille des pistes vers une hygiène de vie épanouissante et une
alimentation plus variée où les fruits et les bonbons peuvent cohabiter.
Lors de ce séjour, les
jeunes accompagnés par des animateurs de J&S, apprennent à se construire une
image plus positive, à se découvrir de nouvelles passions et compétences… En
espérant qu’un déclic s’opère à la suite de cette expérience. Comme le
soutien de l’entourage est important dans ce cheminement, les parents sont
invités à plusieurs rencontres pour permettre au jeune de continuer son
projet sur le long terme.
Après trois ans
d’existence, ce séjour a réussi à atteindre ses objectifs… Les participants
ne perdent pas forcément du poids mais améliorent leur estime de soi et
parviennent à s’occuper de leur bien-être !
Le séjour Kilokiri est
l’endroit idéal pour tisser de belles amitiés… Un moment où chacun a le
droit d’être comme il est sans se sentir jugé! Kilokiri, amusement et rires
garantis!
Concrètement, ce séjour
pour les jeunes de 12 à 14 ans en surpoids se déroule en deux
périodes: durant l’été, du 1er au 5 juillet à Mormont, et
durant les vacances de Toussaint, du 27 octobre au 1er novembre à Vierves-sur-Viroin.
Prix: 195 EUR
pour les membres de la Mutualité chrétienne en ordre d’assurance
complémentaire (334,50 EUR pour les non membres de la MC).
L’inscription comprend
la participation aux deux séjours. La famille est présente chaque samedi de
clôture des séjours.
Un
dépliant de présentation du séjour est disponible auprès du service
Jeunesse & Santé
de votre région. Des questions sur la philosophie du séjour ou sa
démarche? Contactez Muriel van der Heyden: 02/246.49.81
Personnes handicapées vieillissantes
Un service
“après parents”
Vous
êtes parent, frère ou sœur d’une personne handicapée mentale et vous vous
interroger sur son avenir? “Qui s’en occupera quand nous ne serons plus là?
Qui veillera au respect de ses droits?Qui s’inquiètera de sa santé, de son
bien-être? Que demander à ses frères et sœurs?”
Si vous vous posez ce
genre de questions, alors le service “Après parents - Support-Ahm” est le
service qui peut vous aider, vous accompagner… Ce service existe déjà en
Région Wallonne depuis plusieurs années. Reconnu et subsidié par l’AWIPH
comme service d’accompagnement, il répond à une réelle demande des familles.
(1).
Depuis peu,
l’Association Francophone d’Aide aux Handicapés Mentaux asbl (AFrAHM)
bénéficie d’un subside de la Région bruxelloise pour structurer et
développer ce service à Bruxelles. Le subside couvre une année de
fonctionnement mais le besoin et la demande étant importants, le service a
certainement de belles années devant lui.
Ses missions sont les
suivantes:
►
Accompagner les
personnes handicapées au sein des familles vieillissantes;
►
Travailler avec
tous les partenaires impliqués dans la vie de la personne déficiente mentale
afin d’ancrer ses projets au sein de son histoire personnelle et éviter un
déracinement majeur;
►
Continuer à
exercer la vigilance quant à la prise en charge de la personne handicapée
mentale après le décès de ses parents, en tenant compte de ses souhaits et
de ceux de ses parents.
De ce fait, le service a
pour but d’interpeller les personnes référentes lorsque les parents sont
décédés ou ne sont plus capable de gérer la situation eux-mêmes.
L’engagement pris entre
“Support-Ahm” et les parents de la personne handicapée qui y font appel se
traduit par la rédaction d’un dossier où les parents décrivent leur enfant,
ce qu’ils désirent pour lui… Le document est signé par les deux parties et
vaut contrat.
En effet, lorsque les
parents disparaissent, le service visite, prend contact avec tous les
intervenants qui s’occupent de la personne handicapée pour vérifier sa
qualité de vie, le respect de ses droits, le suivi de sa santé, l’état de
ses revenus… Au besoin, il intervient auprès des personnes concernées pour
améliorer la situation. C’est donc une assurance complémentaire pour
l’avenir de la personne handicapée.
De plus, le service
rassure la famille en lui expliquant que “Support-Ahm” veillera à ce que la
personne soit accompagnée dans ses choix, qu’elle ne sera pas abandonnée à
elle-même ou oubliée dans une institution.
Pour conclure, le
service n’impose aucune condition et son principe majeur est de ne jamais
laisser partir une famille sans une piste, une ébauche, une solution. Il est
le seul à garantir aux familles que tout sera mis en œuvre pour que leur
enfant soit accompagné jusqu’à ses derniers jours.
Le
service “Après-parents”
SUPPORT-AHM comporte plusieurs antennes régionales en Wallonie. La liste est
disponible sur le site de l’AFraHM:
www.afrahm.be . Elle peut aussi être obtenue au 02/247.60.10.
SUPPORT-AHM Bruxelles: Av. Albert Giraud, 24 - 1030 Bruxelles.
Tél.:
02/247.60.17. email:
Maelle.vancamp@afrahm.be
Le nouveau visage de
la Ligue
des familles sur le Net
La
Ligue des familles et son hebdomadaire, Le Ligueur, font peau neuve sur la
toile, avec la mise en œuvre du site:
www.citoyenparent.be
(1).
Celui-ci est présenté comme un nouveau départ pour la Ligue, en proie à des
difficultés financières, et qui vient de voir arriver au poste de directeur
Denis Lambert, l’ex-secrétaire général de Oxfam-Magasins du monde.
Citoyenparent.be:
l’association des substantifs est singulière, elle renvoie à la conception
de la Ligue des familles, selon laquelle «la famille est une base
d’ouverture vers le quartier, la société, la planète», un espace de qualité
de vie qui ne doit pas être un lieu de repli sur soi.
Que propose le site?
Entre
autres choses:
►
l’accès, pour les
abonnés, aux articles du Ligueur et du petit Ligueur, parus depuis le 28
mars 2007,
►
une série de
“bons plan”: liste des bourses de vêtements, contact pour un baby-sitter,
petites annonces, agenda d’activités, sélection de livres…,
►
le suivi de
l’actualité, avec une mise à jour très régulière: le Ligueur annonce deux
fois par jour la mise en ligne des dernières infos,
►
un espace “je
suis parent et je pose ma question”.
La campagne de lancement
du site est axée sur ce module d’interactions entre les parents en
questionnement et des spécialistes pour leur répondre. “Quelle est la
meilleure école pour mon fils? Ma fille a huit ans et veut un GSM: je lui
dis oui ou non? Jusqu’à quand dois-je allaiter? Mon aînée veut prendre la
pilule: j’ai peur…” sont autant d’interrogations auxquelles une équipe
de la Ligue entend répondre. Elle se compose de journalistes du Ligueur, du
Journal de votre enfant et de spécialistes des services sociaux et
juridiques de la Ligue. Et d’annoncer une réponse dans les 48 heures
ouvrables, directement sur l’adresse e-mail du parent inquiet. Pour rappel,
dans la même veine, la Ligue des familles organise déjà avec l’Ecole des
parents et des éducateurs, “Allô info familles”, un service d’accueil et
d’écoute téléphonique auprès duquel parents, grands-parents… peuvent
demander des infos, partager des préoccupations…(2).
CD
(1) Ligue des familles, rue du Trône, 127 à 1050
Bruxelles - 02/507.72.11.
(2) Allô Info Familles – 02/513.11.11 – du lundi au
vendredi de 10 à 17h. Le lundi, mardi et jeudi de 20 à 22h.
L’aide européenne aux pays en développement
scandaleusement faible
En
2007, l’aide européenne au développement a diminué de 1,7 milliard d’euros,
d’après les chiffres publiés par l’OCDE. Les ONG de toute l’Europe
avertissent les gouvernements européens que cela risque de coûter cher en
vies humaines.
“L’échec des
gouvernements européens à tenir leurs promesses en matière d’aide est une
honte. L’Europe aime se présenter comme le leader mondial en matière d’aide
au développement, mais les chiffres prouvent que les gouvernements européens
ont, au contraire, fait un pas en arrière”, explique Olivier Consolo,
Directeur de CONCORD, la Confédération Européenne des ONG de développement
et d’urgence (1). “17 des 27 Etats membres européens
n’ont pas augmenté leur aide officielle au développement et parmi eux 11
l’ont même diminuée!”
Sur base des chiffres
2006 fournis par l'OCDE, les ONG constatent que les gouvernements européens
ont gonflé le montant de leur aide, en comptabilisant près de 11 milliards
d'euros d'annulation de dette (principalement celle de l'Irak et du
Nigéria), 1,6 milliard utilisé pour l'éducation d'étudiants étrangers et 1
milliard pour les dépenses d'hébergement de réfugiés! Comme l’explique
CONCORD, l'Union européenne n'a en fait donné que 0,30% de son revenu
national brut (RNB) en 2006, manquant ainsi sa cible de 0,36% du RNB. A
noter que la Belgique se situe un peu au dessus avec 0,38 % du RNB malgré un
gonflement de l’aide estimé à 24%. C’est nettement moins que la Suède ou le
Luxembourg (0,90 et 0,87% du RNB) mais mieux que l’Allemagne et la France,
par exemple (0,23 % du RNB). En queue de l’Union européenne des 15, on
trouve l’Italie avec 0,11% du RNB!
Globalement, dénonce
CONCORD, ce manque de progrès en matière d’aide aura un impact fort sur les
pays en développement qui comptaient sur cet argent pour les aider à
atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire. “En n’honorant
pas ses promesses, l'Union européenne condamne à une vie de pauvreté les
personnes défavorisées et marginalisées des pays en développement”.
CONCORD appelle aujourd’hui les gouvernements européens à être transparents
et à établir des calendriers contraignants montrant comment ils rempliront
leur obligation de fournir davantage d’aide.
JD
(1) Le 22 mai prochain, CONCORD publiera un rapport européen intitulé “Aid
Watch” qui présentera une analyse détaillée de la façon dont l'aide
européenne a été gonflée en 2007. Le rapport publié en avril 2007 “Retenez
vos applaudissements! Les gouvernements de l’UE risquent de ne pas tenir
leurs engagements en matière d’aide” est consultable sur le site
www.concordeurope.org . Rens.:
Tél.: 02/743.87.77.
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