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Échos de l'actualité sociale et de la santé ( 15 novembre 2007)



 

Expérience pilote à Woluwé

Voir un médecin généraliste en urgence

En octobre 2006, il y a donc un an, était installée la consultation de médecine générale d’urgence (CMGU), tout contre les Cliniques universitaires Saint-Luc à Woluwé Saint-Lambert. L’instauration de cette consultation vise tant à dépanner les patients en cas d’indisponibilité de leur médecin généraliste qu’à désengorger les services d’urgence. Avec une moyenne de 20 patients par jour et des pics jusqu’à 35, les objectifs de départ du projet sont largement remplis. Se pose maintenant la question de passer des 60 m2 en préfabriqués qui abritent la consultation à un bâtiment en dur. Un signe que la pérennisation est à l’étude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La consultation de médecine générale d’urgence
est abritée dans un bâtiment temporaire.

 

La consultation accessible 7 jours sur 7, de 9h à 23h, sans rendez-vous, accueille les patients qui ne savent ni qui, ni où consulter; les patients orientés par leur médecin traitant indisponible et les patients redirigés par le service des urgences tout proche.

 

En appui des médecins traitants

Au départ de l’initiative, il y a la confluence de pensées entre des généralistes de la FAMGB (Fédération des associations de médecins généralistes de Bruxelles), des urgentistes des Cliniques Saint- Luc et de SOS Médecins, explique le docteur Didier du Boullay, responsable du poste de garde et également fondateur de SOS Médecins. Une convergence d’éléments. Il évoque les gardes dont nombre de médecins généralistes se passent volontiers. Plus de 50% sur Bruxelles «avouent» ne plus assurer de garde. Le succès rencontré par SOS Médecins qui assure un service de garde de médecins généralistes, via des visites à domicile 24h sur 24 en région bruxelloise, est révélateur d’une demande en la matière. Et le docteur du Boullay note que les demandes de patients dépassent la visite à domicile. Il mentionne cette question posée par les patients: “où puis-je me déplacer pour consulter un généraliste ? Mon médecin traitant est indisponible!”.

 

En collaboration avec St Luc

Autre élément qui a présidé à la création de la CMGU: le recours inapproprié aux services d’urgences hospitaliers. Tout en nuance cependant. Si le phénomène existe bel et bien, il y aurait lieu d’être mesuré à ce sujet. Selon une étude prospective menée en 1996, par le professeur Frédéric Thys, actuellement responsable des urgences aux Cliniques Saint-Luc, entre 8 et 10% des patients se présentant aux urgences pourraient être plutôt orientés vers la médecine générale. Aujourd’hui, au poste de garde CMGU, 50% des patients viennent du service d’urgences voisin, tandis qu’à l’inverse 5% y sont envoyés parce que des examens complémentaires sont nécessaires. Et le docteur du Boullay de parler de la goutte d’eau que cela représente en termes de perte financière pour le service d’urgence, et du grain de sable dont les urgences peuvent être ainsi soulagées dans leur organisation en flux tendu. A l’usage, la collaboration fonctionne bien. “Tous les matins, en semaine, nous avons un débriefing avec le service d’urgence de Saint-Luc, c’est fondamental dans un projet de collaboration. Nous examinons ensemble les flux, les motifs de consultation, ce que le patient est devenu…”.

Le docteur du Boullay parle aussi du nomadisme de la part des patients, spécifique aux grandes villes. La population de passage, en transit, est nombreuse; elle ne ressent pas l’utilité de choisir un médecin traitant, et face à un problème médical, ne sait à qui s’adresser, est en quelque sorte “en errance”. Cependant, la consultation de médecine générale d’urgence a été conçue comme du dépannage. L’équipe de médecins généralistes qui la composent (dont une bonne partie a également un cabinet privé) se fait d’ailleurs un devoir d’envoyer un rapport au médecin traitant du patient, de rappeler aussi l’importance du dossier médical global, d’inciter à choisir un médecin traitant si le patient n’en a pas. Ce que déclare plus ou moins 60% des patients de la consultation. Là aussi il est question de collaboration. Que les médecins de la CMGU souhaiteraient plus étroite encore.

Le poste de garde de l’avenue Hippocrate, appelle en effet de ses vœux un nouvel usage de la part des médecins traitants de la région: la modification du message sur leur répondeur en cas d’indisponibilité où serait mentionné, aux côtés de la médecine de garde, les postes de garde de médecine générale.

La CMGU compte parmi dix expériences pilotes financées par le cabinet fédéral des Affaires sociales sur le budget de l’Inami, à destination des grandes villes (4 postes sur Bruxelles). Un financement pour trois ans qui permet dans le cas de la consultation de l’avenue d’Hippocrate de financer la structure, tandis que les honoraires médicaux sont quasiment autofinancés. Les patients y payent leur consultation comme pour tout autre appel à un généraliste (payement électronique possible).

Les signes sont au vert pour le projet qui envisage d’être aussi un lieu de formation pour les futurs médecins des auditoires alentours.

Catherine Daloze

 

Infos: CMGU, av. Hippocrate, 10 à 1200 Bruxelles ■ 02/762.82.21  cmgu@skynet.be

 


 

Altercité Chrétiens en forum

Selon une tradition qui remonte aux débuts de l’Etat belge, les chrétiens de Belgique ont longtemps été représentés par un parti politique se revendiquant d’une identité chrétienne. Sans avoir jamais été en situation de monopole, ce parti, articulé à d’autres organisations sociales et chrétiennes, fut pour la grande majorité des électeurs catholiques le lieu de la réflexion et du débat politique, l’objet de son vote et  l’instrument de son action politique.

Du côté francophone, cette longue période historique est désormais révolue. Une nouvelle phase de notre histoire politique s’ouvre, qui se caractérise notamment par l’absence d’un lieu où les chrétiens, de plus en plus dispersés dans l’ensemble de l’éventail politique, puissent réfléchir ensemble aux enjeux de la vie politique d’aujourd’hui au regard des exigences de leur foi.

Voilà pourquoi, explique Clotilde Nyssens, sénatrice CdH, “Altercité propose aujourd’hui aux chrétiens francophones un lieu de réflexion sur la manière d’agir en chrétien dans le monde d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’élaborer une doctrine ou de formuler un programme d’action politique. Altercité fera des propositions et ne se contentera pas de simples critiques ou de condamnations ! S’inspirant modestement d’initiatives antérieures et prestigieuses telles que les Semaines sociales de France ou les ‘Katholiekentag’ allemands, il s’agit d’offrir une occasion de rencontrer des chercheurs, des praticiens et des citoyens engagés, de partager notre expérience, nos enthousiasmes mais aussi nos inquiétudes et nos perplexités.”

Altercité ne cherche pas à créer un nouveau parti politique à vocation chrétienne, ni un mouvement d’Eglise, ni un groupe de pression cherchant à restaurer un ordre ancien… Il s’inscrit résolument dans le cadre d’une société pluraliste et propose un lieu de réflexion à ceux qui éprouvent le besoin de réfléchir à la manière de vivre en chrétien dans ce contexte nouveau.

A l’occasion de sa création, le groupe Altercité, Chrétiens en Forum organise le mercredi 28 novembre à 20h une conférence-débat avec Jean-Claude Guillebaud, écrivain et journaliste, auteur de plusieurs essais bien connus comme “Le principe d’humanité”, “Le goût de l’avenir”, “Comment je suis redevenu chrétien?”), sur le thème: “Quelle sera la prochaine révolution? Sens et engagements”.

Cette conférence sera donnée à l’Auditoire Central F - 51, Av. E. Mounier (Métro Alma) à 1200 Woluwé-Saint-Lambert. Prix: 5 EUR - Etudiants: 3EUR.

Plus d’infos: Denis Philippe dphilippe@philippe-lauw.eu 0475/26.66.43 ■ Clotilde Nyssen - 02/549.87.29


 

Le crédit facile peut mener au surendettement

“Dans les magasins, en rue, dans nos boîtes aux lettres, sur Internet, tout nous incite à consommer, surtout à cette période de fin d'année. Les cartes de crédit semblent utiles pour faire face à des dépenses parfois imprévues. Elles sont séduisantes et faciles à obtenir. Mais elles risquent de nous coûter cher…”, voilà la mise en garde des Equipes populaires, en cette fin de novembre.

Depuis 2004, ce mouvement de citoyens soucieux de construire une société d’égalité et de justice sociale, s’est saisi de la problématique du crédit. Utilisé de plus en plus fréquemment, et de plus en plus souvent pour faire face à des besoins vitaux, aux paiements de factures en retard, le crédit fait courir le risque du surendettement, parfois à perpétuité. Il peut signifier le début des ennuis ! Si toute ouverture de crédit n’est pas à bannir, encore faut-il que le consommateur en évalue correctement les conséquences.

La journée du 24 novembre, les Equipes populaires la dédient à ce thème. Cette année, en partenariat au sein d’une plate-forme de douze associations (1), elles s’attelleront à informer le public sur les risques liés aux ouvertures de crédit. Par le biais d’animations sur les marchés et dans les rues commerçantes, elles insisteront sur l’adaptation du crédit au revenu, sur l’importance des délais de remboursement, sur la question des montants empruntés… Et de considérer qu’un consommateur averti en vaut quatre.

Or, en matière d’information justement, la plate-forme porte quelques revendications auprès des pouvoirs publics. Elle demande par exemple un renforcement des contrôles et des sanctions lorsque des abus sont constatés en termes de publicité pour le crédit. Car, malgré une nouvelle législation plus restrictive à cet égard, nombre de publicité pour le crédit ne seraient pas conformes. De même, une plus grande transparence devrait être de mise, quant au coût réel du crédit, souvent enrobé dans des taux en pourcentage attrayants mais relativement opaques sur le remboursement total.

Parmi les autres chevaux de bataille des associations : la durée des ouvertures de crédit et le délai de ‘zérotage’ (qui oblige le consommateur à rembourser intégralement son crédit à échéance fixée – maximum cinq ans). A cette disposition fixée par le loi, la plupart des ouvertures de crédit échapperaient, portant le remboursement à une durée illimitée, et induisant de ce fait un risque d’endettement très important.

La plate-forme se mobilise en prévention de ces risques.

CD

 

(1) La plate-forme est composée d’associations néerlandophones et francophones parmi lesquelles : les Equipes populaires, l’asbl Grepa, le CRIOC, Dignitas, le Groupe action surendettement (GAS), le Centre de référence du Hainaut, le Groupe prévention surendettement.

Infos: Equipes populaires, route de Gembloux, 48 à 5002 Saint-Servais 081/73.40.86 www.e-p.be


 

Santé et Equilibre

Voici quelques titres au sommaire du numéro du magazine Equilibre de ce mois de décembre 2007.

Dans la rubrique Santé, la rédaction s’interroge: l’orthodontie convient-elle aux adultes? Faut-il traiter les fibromes? Les médicaments du rhume sont-ils déconseillés chez l’enfant? Peut-on soigner un cancer pendant la grossesse? …

Dans la rubrique Bien manger, différents sujets sont abordés: le danger des régimes hyperprotéinés, les céréales complètes, l’habitude de manger devant la télé, les bienfaits du chou, considéré comme le trésor de l’hiver…

Equilibre nous invite aussi à bouger avec les écoles du mouvement, avec des claquettes, qui sont sport et danse à la fois. Il faut se méfier des anti-inflammatoires. Par contre, on peut courir avec un rhume… En psycho, le magazine de santé nous parle de la relation père-fille: de l’amour, ni trop ni trop peu. Il se demande aussi si le cancer est une maladie “psy”, et du couple, il nous dit que l’amour ne suffit pas! On y apprend aussi que l’ordinateur peut se faire psychothérapeute…

 

Prix: 7,95 par numéro.  Infos: liste des points de vente sur www.roularte.be/equilibre  .

Abonnement via le numéro gratuit 0800/12683 ou www.abonnement.be 

Rappelons que nos lecteurs peuvent bénéficier d’une offre spéciale d’abonnement d’un an à la revue Equilibre. Cette offre proposée dans l’édition du 18 octobre 2007 (n°1373) est valable jusqu’au 30 novembre 2007.


 

Le psoriasis,

une maladie de la peau qui exclut

Le psoriasis est une affection dermatologique qui se caractérise par l’apparition de plaques rouges, recouvertes de squames blanchâtres. Cette maladie de la peau, d’origine génétique, touche 300.000 personnes en Belgique.

En fonction des cas, elle peut être localisée au cuir chevelu, aux ongles, aux genoux, aux coudes… Elle peut aussi s'étendre et gagner la totalité du corps. Pour un patient sur trois, le psoriasis se déclare avant l’âge de 20 ans. Elle entraîne souvent malaise, préjugés, rejet et incompréhension et amène à éviter de dévoiler son corps. Le psoriasis n’est pourtant pas contagieux. C’est ce que souhaitent faire entendre les associations de patients, GIPSO et Psoriasis Liga Vlanderen. Elles mènent campagne en ce moment plus particulièrement pour l’accès aux activités sportives des jeunes patients psoriasiques.

Selon un sondage réalisé par ces associations, en effet, près d’un patient sur deux ne pratique pas de sport à cause de sa maladie. Parmi les sports auxquels les patients ont dû renoncer, la natation arrive en premier lieu : plus d’un patient sur trois n’ose aller nager à cause du regard des autres, ou s’est vu interdire l’entrée à la piscine.

“Les tracas de Maya” content sous forme de bande dessinée, le drame d’une jeune adolescente contrainte par son professeur de gym de participer au cours de natation, cours qu’elle évitait soigneusement, cours qui lui vaudra le surnom d’”écorce”.

“Les tracas de Maya” comptent parmi les outils de sensibilisation que les associations fournissent, pour faire passer un message d’intégration auprès d’un public jeune. Parallèlement, GIPSO et Psoriasis Liga Vlanderen invitent les professeurs d’éducation physique et les gestionnaires de piscine à des sessions d’information sur la maladie.

La campagne a un parrain de choix, le nageur professionnel belge Stefaan Maene, finaliste aux jeux olympiques en 1992. Atteint par le psoriasis, il n’a plus osé mettre les pieds dans une piscine. Il a mis un terme à sa carrière. Aujourd’hui, il s’entraîne à nouveau.

Infos: GIPSO 02/372 37 67 ou 04/365 07 38 www.gipso.info


 

Une campagne de l’UCP

Bien vieillir chez soi

La campagne de sensibilisation qu’a lancé l’UCP, Mouvement social des aînés vise tout d’abord à conscientiser largement la population quant à l’importance de maintenir un véritable lien social pour les personnes âgées vivant à domicile, en tenant compte de leur âge, de leur état de santé et de leur degré d’autonomie afin de leur assurer un lieu de vie qui soit source de bien-être et d’épanouissement. Elle vise également à relayer auprès du monde politique la nécessité de développer des moyens et de la créativité afin de rencontrer des besoins différenciés. A cet égard, les aînés sont inquiets... En effet, de plus en plus de personnes âgées souhaitent rester à leur domicile, à proximité des leurs et dans leur environnement quotidien. Quand vient la dépendance, ce choix de vie réclame la mise en œuvre de services adéquats.

Dans cette perspective, l’UCP revendique l’engagement de fonds destinés à financer l’adaptation des logements privés pour les personnes en perte d’autonomie, le développement des ressources destinées à soutenir les aidants familiaux, une meilleure prise en compte des besoins insuffisamment rencontrés (garde à domicile, garde de nuit, centres d’accueil de jour, ...) et enfin une prise de responsabilité de la part des élus, afin que chacun puisse bénéficier d’une assurance-autonomie.

Vous aussi, réclamez votre permis de bien vieillir chez soi...

Pour tout renseignement sur cette campagne, nous vous invitons à consulter votre régionale UCP ou le site de l’UCP: www.ucp.mc.be.


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