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Échos de l'actualité sociale et de la santé ( 18 octobre 2007)



 

3.312.995 euros. Record battu! Merci à tous”

Tel est le message affiché sur le site de CAP48 depuis que s’est clôturée la soirée finale de la campagne 2007 de Cap 48. Tout ce que l'opération comptait de supporters – le mot n'est pas trop fort – bénévoles ou membres de la RTBF étaient braqués sur l'espoir un peu fou de récolter 3 millions d'euros cette année alors que la campagne 2006 avait dépassé - et c'était déjà fantastique - la somme de 2,7 millions d'euros. Parmi les projets introduits à CAP48, une centaine, soigneusement triés, pourront être financés cette année.

Le chapiteau du cirque Bouglione était plein à craquer comme il y a un an. Il y avait des gradins tout garnis de jaune, pleins de vendeurs encore vêtus de leurs coupe-vent CAP 48 couleur de soleil, des bouquets de guides et de scouts en uniforme et un public de tous les âges avec l'enthousiasme bruyant et heureux comme point commun. Pourtant au début de la soirée, les chiffres des sommes engrangées avaient eu du mal à décoller. Heureusement, comme le montre le résultat de minuit, ça n'a pas duré.

Outre le bonheur d'être ensemble autour d'un projet qui était aussi celui de chaque participant individuellement, la soirée offerte était de qualité et  bien équilibrée. De David Halliday et sa guitare à Maurane et sa voix de velours en passant par le toujours aussi éclaboussant Plastic Bertrand, rien que du plaisir. Le chaleureux Philippe Lafontaine filmé dans des moments à la fois intimes et rigolards avec Samuel le trompettiste, un jeune handicapé mental du CREAHM qui jouait effectivement de la trompette mais aussi de la flûte et de l'harmonica, jonglait avec des balles, toujours en se marrant. Heureux. Puis venait un duo de Philippe Lafontaine avec l'excellent accordéoniste Didier Laloy.

 

Sans oublier les objectifs!

A donner dans les variétés, CAP 48 n'en oubliait pas moins sa mission. Des familles qui vivent au quotidien les difficultés liées au handicap l'ont expliqué en direct ou en film et c'étaient des moments très dignes, parfois avec des notes tendres, mais ne laissant pas de place au doute quant à l'ampleur des besoins encore à rencontrer dans notre Communauté. D'ailleurs des ministres avaient été invités et interrogés, mis au pied du mur parfois, et ont apporté des budgets pour ce nouveau défi autour de la prématurité. Il revient à CAP48 d'avoir mis autour de la table, avec des fonds permettant d'avancer, des spécialistes de l'ULB, de l'UCL et de l'ULg. Des bébés prématurés traités très tôt de manière adéquate, ce sont des chances en plus d’éviter des handicaps.

Et enfin, en cours de spectacle, comme l'an dernier, des journalistes et des animateurs de la RTBF se sont transformés en artistes de music hall. Toutes et tous ont été encore plus époustouflants cette année, et en particulier Nathalie Maleux dans un numéro de trapèze quasiment professionnel. Le but de ces exploits – s'ils étaient réussis, et ils l'ont été - était d'obtenir tout bonnement 5.000 euros pour la cagnotte de CAP48, octroyés par différents sponsors de l'opération.

Et voilà ! A minuit, on n'a pas vu de citrouille, mais la foule des acteurs envahir la piste pour le chant de CAP48 "Chacun sa route, chacun son chemin". Un merci très modeste de Jean-Paul Philippot, le patron de la RTBF, pour la réussite de cette opération qui soufflait ses 50 bougies. Et tout le monde d'applaudir longuement à tout rompre. Mais le chapiteau de Bouglione résiste à cela.

Monique Vrins

 


 

Ce que ne dit pas le jury d’éthique publicitaire

Le jury d'éthique publicitaire (JEP) annonce sa réforme prochaine en suggérant qu'il pourrait accepter les revendications des organisations de consommateurs. Ces dernières restent méfiantes; elles demandent, de longue date, la création d'une instance paritaire pour débattre et traiter des plaintes en matière de publicité.

 

 

Une des affiches de la campagne du JEP - on y lit:

Pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas se mettre du mascara la bouche fermée?”

“On ne s’occupe pas de cette question-là. Mais uniquement de celles concernant la pub. Le JEP veille à ce que la pub soit honnête, légale et éthique”.

 

Le JEP est l’organe d’“autodiscipline du secteur de la publicité en Belgique”. Il a été créé par le Conseil de la publicité, asbl qui groupe des associations d’annonceurs, d’agences de communication et de médias, et qui a pour objectif de promouvoir la publicité. Le JEP est chargé d’examiner les plaintes qui lui sont adressées par le consommateur lambda et de traiter les demandes des annonceurs pour l’examen préalable à la diffusion de la publicité.

En 2006, dans un premier essai de réforme, le JEP avait, estime le CRIOC, “exclu une représentation équilibrée des organisations de consommateurs et refusé d'adopter un mode de fonctionnement efficace, plus éthique et démocratique”. Ainsi, le Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs reproche au JEP:

des jugements fondés sur des codes d'éthique qui sont rarement une plus-value par rapport à la législation;

un champ de compétence limité aux mass média qui exclut toujours des techniques publicitaires comme le marketing viral, le buzz marketing, le placement de produit, la publicité sur les lieux de vente, le merchandising;

des décisions souvent inefficaces car elles arrivent quand la campagne est terminée et se limitent à des recommandations sans injonction en recommandant l'arrêt d'une campagne.

Les organisations de consommateurs ont dès lors décliné l'invitation à faire partie du JEP, ne pouvant se résoudre à servir d'alibi.

Alors que le JEP fait sa pub, le CRIOC affirme que celui-ci induit en erreur les consommateurs en déclarant que les représentants des annonceurs, des agences de publicité et des médias “siègent (au sein du JEP) comme s'ils étaient des consommateurs, pas comme des publicitaires”.

“Méfiance donc face à ce qui apparaît comme une ultime tentative du secteur de la publicité, de refuser la corégulation dans un cadre paritaire, comme cela s'avère possible avec d'autres secteurs de l'économie, avertit le CRIOC. Il n'est que de voir l'exemple du service de médiation "banques-crédit-placement" ou le travail réalisé dans les organes de résolution extrajudiciaire des litiges en matière de voyages, meubles, entretien du textile, véhicules d'occasion, assurance et construction. Pourquoi ne pourrait-il en être de même en matière de publicité? Parce que le conseil de la publicité ne le veut pas?”

 


 

European Disability Forum “Nous avons le million!”

En seulement 9 mois, le Forum européen des personnes handicapées (FEPH) a réussi son pari ambitieux de récolter un million de signatures dans toute l’Union européenne en faveur d’une législation globale sur le handicap. 

“Nous avons le million de signatures!” annonçait Yannis Vardakastanis, président du Forum européen des personnes handicapées, aux 118 organisations membres de la plateforme européenne des personnes handicapées, activement impliquées dans la campagne “1 million pour le handicap”. “Il s’agit d’un signal fort de la part d’un million d’européens adressé aux leaders de l’UE qui pourra difficilement être ignoré”.

Un site, spécialement créé pour la promotion, a récolté des signatures électroniques (www.1million4disability.eu ). Néanmoins, plus de 80 % des signatures ont été récoltées manuellement dans les 27 Etats membres de l’UE. Des signatures ont également été envoyées par l’Islande, la Norvège, et des pays hors-UE tels que la Croatie, la Serbie ou l’Albanie.

17 Etats membres ont atteint le quota attendu des signatures, un chiffre calculé par le FEPH en début de campagne, suivant le nombre d’habitants par pays. Certains de ces pays ont même doublé ou triplé le nombre de signatures prévues. C’est la cas de la Belgique, la Bulgarie, la Hongrie, l’Italie, Chypre ou l’Irlande. En Slovénie, plus de 65.000 signatures ont être récoltées (1500% au-dessus du quota prédéterminé). Plusieurs pays ont décidé de continuer la campagne et de remettre les signatures obtenues aux décideurs nationaux à un stade ultérieur.

La pétition de la campagne, officiellement lancée par le Forum européen des personnes handicapées le 23 janvier 2007, fait appel à l’Union européenne pour qu’une législation plus forte contre la discrimination des personnes handicapées couvrant tous les domaines de la vie, soit adoptée. L’accès égal à l’éducation, l’égalité de traitement dans le domaine de l’emploi, la mise à disposition d’alternatives à l’institutionnalisation pour une vie autonome ou communautaire… comptent parmi les revendications. Basée sur le principe de la démocratie participative, le but de la pétition est aussi de sensibiliser l’opinion publique aux situations de discrimination et d’exclusion auxquelles doivent faire face 50 millions de personnes handicapées quotidiennement.

En remettant les signatures récoltées aux leaders européens à Bruxelles, Yannis Vardakastanis déclarait: “Désormais, nous pouvons dire que nous avons le soutien d’un million de citoyens européens. Nous sommes convaincus que l’opinion publique continuera à appuyer notre proposition et que les décideurs européens écouteront la voix des électeurs.”

Plus d’information sur la campagne “1million4disability”: www.1million4disability.eu 

 


 

L’assurance santé aux Etats-Unis

Alors que Sicko, le nouveau film de Michael Moore est sur nos écrans, une publication française, Etudes et résultats (n° 600), propose une brève analyse du système d’assurance santé aux Etats-Unis.

L’étude de Sylvie Cohu et Diane Lequet-Slama (1) vient à point nommé. Elle intéressera toux ceux qui veulent faire le point sur le système de santé américain et ses tendances à venir, moins linéaires que ne pourrait le laisser penser le film de Michael Moore.

On sait qu’aux Etats-Unis, il n’existe pas de système global couvrant la population ni de financement public généralisé. Le système d’assurances public ne couvre que les personnes âgées (+ de 65 ans) et les handicapés sans possibilité de travailler (c’est le Medicare), les familles pauvres (Medicaid ) et des enfants (programme Schip). Ces programmes ouvrent le droit à un panier de soins et de biens médicaux.

La majorité des Américains (60%) sont donc couverts par des assurances privées de santé, le plus souvent proposées par les employeurs, mais leurs coûts les rendent inaccessibles à plus de 47 millions de personnes (près de 16% de la population).

La hausse des primes d’assurance a récemment conduit à un certain désengagement de la part des employeurs. De plus, Medicare, seul programme à vocation universelle pour les plus de 65 ans, a été réformé en 2003, en offrant certes une extension de la couverture maladie aux dépenses de médicaments et mais en ouvrant la possibilité d’une délégation de la gestion à des opérateurs privés.

Les réseaux de soins proposés par les compagnies privées, les Managed Care Organisation, sont devenus le modèle dominant par rapport à l’assurance maladie traditionnelle et réunissent les fonctions d’assurance et de production des soins.

Il en existe de plusieurs types, fonctionnant sur le même principe: sauf urgence, l’assuré ne peut s’adresser qu’à un praticien du réseau de son assureur pour être correctement remboursé. Ce principe est assoupli par des accords entre réseaux ou entre un réseau et des praticiens indépendants. Par ailleurs, certaines assurances ne remboursent pas les soins s’ils ne correspondent pas aux conditions qu’elles ont définis ou lorsque les dépenses dépassent certains montants...

Coûteux, le système n’est de plus pas vraiment efficace. Les Etats-Unis dépensent 15,3% de leur PIB à la santé, pour des résultats médiocres. Le pays est en 27ème position mondiale pour ce qui est de la mortalité infantile. Les inégalités d’accès à la santé sont fortes.

Certains Etats réfléchissent à la généralisation de l’assurance-maladie. Une généralisation de l’assurance maladie à l’ensemble de la population est mise en œuvre au Massachusetts. D’autres États sont tentés par une expérience similaire. Mais rien n’a avancé au niveau fédéral. Selon Etudes et résultats, la création d’une couverture généralisée devrait être au cœur de la présidentielle américaine de 2008.

 

(1) L’étude est téléchargeable (8 pages - format PDF) sur le site de la Direction (française) de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques: www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er600/er600.pdf 

 


 

Grammaire Le Bon Usage de la langue française

Qui ne connaît la grammaire de référence de Maurice Grévisse? Parue pour la première fois en 1936, celle-ci vient de paraître dans sa 14ème édition!

Septante ans après la première édition, due à Maurice Grévisse, paraît une nouvelle version du Bon Usage, la première du XXIe siècle! Tant le contenu que la forme ont subi une véritable refonte qui aura pris une bonne dizaine d’années, la 13e édition datant de 1993.

Depuis le milieu des années 80, la mise à jour du travail de Maurice Grévisse a été assurée par son gendre André Goosse et son épouse (aujourd’hui décédée). Ensemble, ils avaient poursuivi une œuvre qui, dès ses débuts, avait connu une diffusion extraordinaire, surtout après un article retentissant d’André Gide. En 1947, celui-ci avait en effet chaudement recommandé aux lecteurs du supplément littéraire du Figaro de recourir au Bon Usage le présentant comme la meilleure grammaire française!

Le Bon Usage se veut le reflet de l'évolution de la langue française. Aux exemples construits sont le plus souvent préférées les citations tirées du patrimoine littéraire classique et récent (François Weyergans, Bernard-Henri Lévy, Erik Orsenna, Michel Houellebecq, Philippe Claudel, Amélie Nothomb, etc) ainsi que de la presse écrite ou de l’audio-visuel, reflétant ainsi la pratique orale. Une place non négligeable est accordée aux particularismes régionaux (régions de France, Belgique, Suisse, Québec et Amérique francophone), tant pour la prononciation que pour la syntaxe grâce aux exemples relevés dans des œuvres d’auteurs locaux afin de donner un portrait vivant de la langue française. De nombreux mots, formes, constructions et locutions entrés dans l’usage, et notamment les nouvelles formes qu’a entraînées la féminisation, figurent dans cet ouvrage.

Enfin, Le Bon Usage indique les rectifications présentées par le Conseil supérieur de la langue française en 1990, qui ont reçu un avis favorable de l’Académie française ainsi que l’accord du Conseil de la langue française du Québec et celui du Conseil de la langue de la Communauté française de Belgique. Un astérisque marginal rend les références à la nouvelle orthographe clairement visibles tout au long de l’ouvrage.

Avec 10.200 renvois internes (30% de plus que l’édition précédente), 5.800 compléments en marge (notes historiques, remarques, autres exemples et bibliographies), en 1.600 pages le Bon Usage est un outil qui ne cherche pas à dire la norme de manière absolue. La recherche du bon langage n’empêche pas de reconnaître qu’une langue peut s’adapter à son époque. Le Bon usage est bien plus qu’une grammaire!

 

Le Bon Usage, Maurice Grévisse et André Goosse. Editions De Boeck et Duculot (79EUR).

Une édition électronique, accessible gratuitement aux acquéreurs de l’édition papier, sera prochainement disponible sur www.lebonusage.com

 


 

Récits en images et en mots à propos de la dysphasie

Il est des handicaps aux traits invisibles ou presque, des handicaps qui, faute d’être considérés justement, amènent des réactions inadéquates, ne permettent pas une rééducation adaptée.

Marie ne parle pas avec fluidité. Les mots sont problématiques pour elle. Il lui arrive de ne pas comprendre ce qu’on lui dit. Les mots se transforment en une langue inconnue. Marie est dysphasique. Elle est le personnage du film de Philippe Blasband, “la couleur des mots”. Suivant la caméra, l’univers de la jeune femme s’ouvre à nous. Les confrontations avec son employeur, son ex-conjoint, sa sœur, les relations avec son fils, son ancienne logopède… nous amènent à découvrir combien son handicap de langage creuse entre elle et le monde un fossé difficilement franchissable.

Ce fossé, Philippe Blasband et Aylin Yay, épouse du réalisateur et interprète de Marie, tentent de le réduire, de le dépasser au quotidien avec leur fils aîné Théo. Au travers du film, ils évoquent le trouble de leur fils, de ceux qui sont, en quelque sorte, sans langue maternelle; ils s’aventurent à regarder de l’intérieur la dysphasie, exorcisant leurs peurs de parents, concluant en une nécessité, celle de faire confiance à la force de son enfant.

“La couleur des mots”, renommée “la douleur des mots” par un jeune spectateur dysphasique, vient de sortir en DVD. Il est agrémenté d’autres documents où se croisent les témoignages. Ainsi, la réalisatrice Christine Rabette propose un “voyage en dysphasie” à la rencontre de parents, de leurs enfants dysphasiques et de professionnels, de leurs vécus, de leurs espoirs. Plus loin, le journaliste Louis Danvers interviewe Philippe Blasband et aborde avec lui les questions de la création artistique, des origines du projet. Tandis que celui-ci joint au DVD, un écrit, récit de son parcours en tant que père d’un “petit garçon qui parlait dans les cocktails”.

A l’écoute de ces témoins, on comprend comme “la manière de parler peut isoler”, comme la méconnaissance peut avoir des conséquences violentes.

CD

La couleur des mots ► Philippe Blasband ® Climax Films ® Prix: 30 EUR. (plus frais d'envoi) voir commandes via www.climaxfilms.be

 


 

Au fil d’une eau méconnue, peu reconnue

La Senne est un cours d'eau “typiquement belge”, diront certains. Elle traverse en effet les trois Régions.

 

 

 

 

 

 

 

Les moulins d’Arenberg à Rebecq

abritent un musée de la bière.

 

Prenant sa source en terrain wallon, à la hauteur de Soignies, elle chemine un temps avec le Canal Bruxelles-Charleroi, s’enfonce sous la Capitale, pour réapparaître à hauteur du pont Van Praet à Schaerbeek, et filer se jeter dans la Dyle après 103 kilomètres. Nous sommes alors à hauteur de Malines, en Région flamande.

Cette Senne ne jouit pas d’une grande popularité, affublée de la réputation de cours d’eau égout. Utilisée, il est vrai, pour l'évacuation des eaux usées, tant des ménages et de l'industrie que de l'agriculture, elle est synonyme de soucis d’épuration. Une trentaine d’associations et des personnes qui travaillent dans la vallée de la Senne, s’en préoccupent d’ailleurs, depuis déjà 10 ans. Elles ont formé l’asbl Coordination Senne pour se saisir de la problématique de l'environnement autour de la Senne (1).

Cette Senne, deux passionnés de nature et de voyage ont choisi de la donner à découvrir. Daniel Vanderstichelen et Ward Van Loock ont concocté vingt promenades à pied, et une randonnée à vélo divisée en trois étapes, au fil de l’eau. Voilà la rivière balisée, racontée, et le randonneur averti, informé sur ce qu’il croisera de sites et de bouts d’histoire. Un temps, cependant, il devra se passer des flots; la Senne est voutée sous les boulevards bruxellois, depuis 140 ans. Certains nourrissent d’ailleurs l'ambition de “ressourcer la Senne, de la réanimer, de la revaloriser, de la libérer de son carcan et à lui rendre le goût de l'eau” (2).

“Au fil de la Senne”, contribue à cette valorisation. Le guide cyclo-pédestre tout le long de la rivière, de la source à l’embouchure, invite à mieux connaître les richesses de notre environnement tout proche.

CD

 

Au fil de la Senne à pied et à vélo Daniel Vanderstichelen et Ward Van Loock ® Editions Lannoo ® 16,95 EUR.

 

(1) www.coordinationsenne.be/

(2) www.sennezenne.be/

 


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