Jean-Pierre
Yernaux, nouveau Président de l’ACIH-AAM
Orpheline de son ancien Président, Philippe Detienne,
emporté en mars dernier par la maladie, l’ACIH-AAM, le mouvement social de
personnes malades, valides et handicapées, s’est mise en quête d’un nouveau
président. Après mûre réflexion, Jean-Pierre Yernaux a accepté cette nouvelle
responsabilité.
Jean-Pierre Yernaux est un homme de dialogue qui a déjà à
son actif une longue expérience au sein du mouvement mutuelliste chrétien. Dès
l’âge de 18 ans, il s’est investi comme animateur à Jeunesse & Santé avant
de devenir responsable de camp et formateur JS à Charleroi. Il a aussi
participé au lancement de Solidarités Entraides Services. Dès 1989, il a assumé
les fonctions de président de la Mutualité chrétienne de Charleroi et ensuite
du Hainaut occidental. Depuis 2004, il s’est également investi au sein du
centre d’hébergement pour personnes handicapées mentales de Rouveroy.
Père de trois enfants dont deux enfants handicapés, son
parcours de vie l’a amené à la rencontre de tout ce qui est de l’ordre de la
fragilité de l’être humain. Enseignant pour éducateurs spécialisés et
psychomotriciens, il espère, en toute humilité, que son parcours de vie
personnel et professionnel profitera à l’ACIH-AAM.
«Je souhaite accorder une place importante aux liens entre
la Mutualité chrétienne et ses mouvements. Pour prendre une image, je les
comparerais à un arbre. La mutualité en est le tronc, et les mouvements en sont
les branches qui lui donnent son dynamisme, sa personnalité et sa couleur»,
explique Jean-Pierre Yernaux. Qui poursuit: «A un niveau plus global, je crois
à la valeur du combat pour le droit individuel mais dans le cadre d’une
dynamique collective. Le 20ème siècle a développé le droit à la reconnaissance individuelle.
Le 21ème siècle sera celui de la reconstruction d’une logique collective
s’appuyant sur des reconnaissances identitaires».
Laurence Biron
Consommation
et santé :
Oui
l’eau du robinet est bonne à boire !
L'eau du robinet est-elle bonne à boire? Bien sûr! Pourtant,
d’après une récente enquête menée par le CRIOC, 3 consommateurs sur 10 pensent
le contraire et plus de 7 personnes sur 10 préfèrent boire de l'eau en
bouteille. Les préjugés sur l'eau du robinet ont la vie dure! Pourtant, ils ne
reposent sur aucune base scientifique!
Selon 75% des personnes interrogée par le CRIOC, l'eau du
robinet a mauvais goût. Des tests à l'aveugle ont montré qu'en réalité, peu
d'entre eux distinguent au goût, l'eau du robinet des eaux en bouteille.
Presque 4 consommateurs sur 10 pensent que le calcaire présent dans l'eau du
robinet est mauvais pour la santé alors qu’il n’y a que les canalisations qui
pourraient s’en plaindre). Dans le même temps, 6 consommateurs sur 10 pensent
que les eaux en bouteilles sont meilleures parce qu'elles contiennent du
calcium ! Même si les deux types d'eau peuvent contenir le même carbonate de
calcium!
Pour 30% des interrogés, l'eau du robinet n'est pas potable
et pour 39%, un filtre à eau s’avère indispensable. Or, la potabilité de l’eau
du robinet est garantie par les compagnies distributrices d’eau qui sont tenues
de fournir une eau qui respecte plus de 50 paramètres de qualité définis par la
législation européenne et d’opérer des contrôles réguliers. Ce niveau
d’exigence est bien plus élevé que pour l’eau en bouteille!
La méconnaissance de ces exigences et le matraquage
publicitaire pour l’eau en bouteille ont pour effet de doper la consommation
d’eaux en bouteilles dans les ménages. 77% des consommateurs trouvent ainsi
préférable de boire de l'eau en bouteille même s’ils utilisent l'eau du robinet
pour le café et le thé, et pour prendre des médicaments. Un consommateur sur
quatre seulement, présente de l'eau du robinet à table à ses invités.
Cerise sur le gâteau, 6 consommateurs sur 10 trouvent l'eau
du robinet trop chère et près de la moitié pense même qu'elle est plus chère ou
aussi chère que l'eau en bouteille. En comparaison, pourtant, l'eau du robinet
est de 100 à 300 fois moins chère que l'eau en bouteille!
En conclusion, l'eau de distribution a un sérieux problème
d'image (moins en Wallonie qu’en Flandre) qui ne correspond en rien à la
réalité. Cela étant, la peur de la non potabilité mérite une attention
particulière. De nombreux consommateurs doutent de la constance de la
potabilité de l’eau et de la crédibilité de l’information reçue à ce sujet. Or,
les analyses scientifiques garantissent cette potabilité. Les pouvoirs publics
gagneraient à mieux informer les consommateurs sur les nombreux avantages de
l’eau potable et sur la manière de préserver cette ressource.
JD
Etude complète:
www.crioc.be
Que
tu bloques ou que tu débloques : ça
va se savoir !
Depuis plus de 15 ans, à chaque blocus, Jeunesse & Santé
propose aux étudiants de première année du supérieur son kit Starting Bloque.
Disponible via le numéro gratuit de la Mutualité chrétienne (0800 10 9 8 7), la
plupart des régionales de Jeunesse & Santé proposent également des
animations autour du kit Starting Bloque: les ateliers du blocus.
Direction Tournai. Salle comble, ambiance surchauffée,
musique de générique, animateur dithyrambique et c’est parti pour un «ça va se
savoir» spécial blocus façon Jeunesse & Santé. L’animateur traverse le
public, serre quelques mains, monte sur scène, sort ses fiches; le public des
premières années en communication applaudit: le ton est donné. La demi-heure
risque d’être animée. Autour de notre animateur vedette, deux infirmières du
Point Santé de l’école et la Conseillère pédagogique en guise d’experts.
Ensuite place aux «vrais faux témoins» étudiants en deuxième année: Johnny
travaille tout le temps mais ses parents l’énervent à lui donner sans arrêt
plein de conseils; Emilie est accro au café car elle panique et pense ne jamais
pouvoir y arriver; Valérie a une énorme confiance en elle et Manon étudie avec
son amoureux. Le public est invité à s’exprimer, les témoins témoignent, les
experts expertisent et l’animateur anime. A travers ces échanges, des conseils
passent: Comment gérer son stress? Que faire avec ses parents, son petit ami?
Comment étudier? Comment trouver son rythme? Les vitamines et autres potions
magiques sont-elles efficaces?
L’émission se termine, l’animateur donne le mot de la fin,
générique, applaudissements : l’ambiance était au rendez-vous. Mais ça ne
s’arrête pas là. Les témoins tombent le masque et redeviennent les véritables
étudiants qu’ils sont. Moment d’échange, espace de parole où les étudiants
peuvent s’exprimer sur leur craintes, poser leurs questions. Les étudiants des années
supérieures partagent leurs expériences, trucs et autres ficelles. Les experts
apportent des éclairages et du recul. Du concret, du pratique, de l’écoute, ça
aide à dédramatiser cette période difficile et donne quelques pistes pour s’en
sortir. Une présentation du kit Starting Bloque clôture les échanges. L’heure
et demi fût riche. Impossible de tout aborder en profondeur. Le kit et le Point
Santé de l’école sont là pour prolonger l’accompagnement.
Ce genre d’animation tend à se multiplier et c’est une bonne
chose. Une bonne chose pour les étudiants d’abord qui ont la possibilité
d’échanger sur une période où ils sont en général fort seuls et qui est
indéniablement une épreuve individuelle. Une bonne chose ensuite pour les PSE
(services de promotion de la santé dans les écoles) qui se font connaître à
travers ces animations. Par la suite, les étudiants hésitent moins à les
contacter. Une bonne chose également pour J&S qui apporte son savoir faire
en animation. Une bonne chose enfin pour le kit. En effet, c’est en support à
de telles animations qu’il a véritablement toute sa pertinence et qu’il assure
un soutient maximum aux étudiants. Que du positif!
Bonne chance à tous les étudiants!
François Galand
Du
nouveau dans
les montants de la GRAPA
Depuis le premier décembre
2006, les montants de la Garantie de Revenus pour
Personnes Âgées (GRAPA) ont été augmentés. Le montant mensuel brut versé à une
personne vivant seule (taux majoré) est passé de 699,96 euros à 795,46 euros et
le montant pour une personne vivant avec une autre personne (taux de base)
passe de 466,64 euros à 530,30 euros (1).
La nouvelle concerne en fait à la fois les bénéficiaires
actuels de la GRAPA et les personnes qui, du fait de leurs ressources ou de
leur situation familiale, n’entraient pas dans les conditions par le passé pour
en bénéficier.
En effet, afin d’attribuer la GRAPA, une enquête sur les
ressources est effectuée. Pour cette enquête, différents éléments entrent en
ligne de compte. Certains viennent en augmentation et d’autres en diminution
des revenus de la personne. Au total, le montant obtenu est comparé avec celui
de la GRAPA. Si le montant est inférieur, la personne bénéficie en tout ou en
partie de la GRAPA. Si le montant obtenu est supérieur à la GRAPA, aucun
complément n’est alloué.
Lorsque le montant de la GRAPA est revalorisé, des personnes
n’ayant pas eu droit à un complément jusque-là peuvent parfois y prétendre.
Mais ceci n’est pas automatique.
Quoi qu’il en soit, si par le passé vous n’avez pas eu accès
à la GRAPA ou si le montant de votre pension est inférieur au nouveau montant
indiqué ci-dessus, n’hésitez pas à prendre contact avec le Service Pensions de
votre mutualité afin d’évaluer votre situation et l’impact de cette
augmentation.
(1) Par erreur, nous avions publié les montants revalorisés
mais sans l’indexation intervenue au 1er octobre 2006.
Musique
: Le
talent partagé
Chez les Assad, on chante et on joue de la mandoline, de la
guitare ou du piano comme on respire et comme on aime… Un DVD permet de
découvrir la musique entraînante de cette famille hors du commun.
"Un moment de pur amour"... est le titre du DVD
enregistré en Live à Bruxelles. C’est aussi l'impression que laisse le récital
familial des neuf membres de la Familia Assad, une famille brésilienne
d'origine libanaise.
Les frères Assad, virtuoses de la guitare classique et
chaleureux interprètes de la musique populaire, invitent leur sœur Badi à les
rejoindre sur scène, elle-même appelant ses nièces, Clarice et Carolina qui
convient à leur tours Rodrigo, le frère de la première… jusqu'à l'arrivée sur scène
du patriarche mandoliniste, Jorge et la maman, la gracile Angelina à la voix si
douce. Ceux-là, ne sont pas des professionnels, mais ils ont toujours fait de
la musique et transmis à leurs enfants et petits enfants plus que l'amour de la
musique : un amour complice, simple et naturel, familial auquel chacun
participe avec fougue ou tendresse. "A les écouter, plus forte que jamais,
vient l'envie de vivre autant que de danser !"
À commander
“Sérgio et Odair Assad et leur famille. Un moment de pur amour”,
un DVD édité par GHA Records.
Promotion En Marche: Ce DVD peut être commandé directement
chez GHA Records, 101 rue Alexandre Markelbach à 1030 Bruxelles en effectuant
un virement au compte 001-2116778-23.
GHA propose aux lecteurs d’En Marche un prix préférentiel
de 22 euros (au lieu de 25 euros). Il faut dès lors indiquer
en communication: "Promotion En Marche".
Infos: 02/242.59.21 -
www.gharecords.com
CVR
“Cherchons
à louer au village”
Aujourd’hui, pour les personnes à revenus modestes, les
familles monoparentales, les jeunes et les personnes âgées, trouver un logement
à louer à la campagne devient quasi impossible. L’Association chrétienne rurale
des femmes invite les personnes vivant en milieu rural à interpeller leurs mandataires
communaux pour qu’ils agissent dans ce domaine en leur envoyant une carte
postale expressément conçue pour l’occasion.
Seulement un tiers des logements en Wallonie est à louer. Le
parc locatif est surtout concentré dans des endroits assez urbanisés comme le
Brabant wallon et l’ancien sillon industriel. En milieu rural, 82% des
logements sont habités par leur propriétaire. Les isolés et les familles
monoparentales avec un enfant seront en croissance d’ici à 2015. Cette
évolution s’accompagnera d’une augmentation de l’instabilité financière de ces
ménages. La demande de logements à louer continuera à croître. Les logements
locatifs publics et privés devraient représenter 16% de l’offre alors qu’ils ne
représentent que 8% actuellement en Région wallonne.
L’ACRF, mouvement de femmes en milieu rural, a étudié en
détails les questions relatives au logement en milieu rural (1). Elle a analysé
les causes et conséquences pour la population rurale de la flambée des prix du
logement. Elle a décrypté les raisons de l’évolution urbanistique explosive de
nos villages et ses conséquences socio-économiques pour la population rurale.
Elle plaide dès lors pour que la Wallonie ne devienne pas une unique et vaste
zone urbanisée et pour qu’habiter dans les villages soit réellement accessible
à tous.
En ce début de législature communale, l’ACRF diffuse
largement une carte postale demandant aux nouveaux mandataires communaux d’être
attentifs à ce problème et de mettre en place des solutions au cours des six
ans à venir (2). Elle invite toutes les personnes vivant en milieu rural (ou
souhaitant s’y établir) à la signer et à l’envoyer à leur Bourgmestre ou
Président de CPAS.
Par ailleurs, dans un courrier adressé aux Bourgmestre,
Collège et Président de CPAS de toutes les communes, l’ACRF propose des pistes
d’action concrètes pour augmenter tant l’offre de logements à louer dans le
privé à un prix accessible que l’offre de logements dans le secteur public.
«Nous suggérons d’augmenter le soutien financier aux Agences Immobilières
Sociales et de faire connaître aux propriétaires les garanties et aides
possibles via celles-ci», explique Claire Ruwet, chargée de communication à
l’ACRF. «Il est aussi possible pour les pouvoirs communaux de réquisitionner
les immeubles inoccupés (même à vocation touristique) et d’aider les locataires
à la constitution de la garantie locative (un prêt à 0% par le CPAS par
exemple). Les pouvoirs communaux doivent aussi développer au cœur des villages
plus de logements sociaux près des services de proximité, participer de façon
transparente à la gestion des Sociétés de logements de service public et
rénover les logements publics avec le souci d’une meilleure qualité de vie et
de moins de charges pour les locataires».
JD
(1) L’ACRF a rédigé deux études sur le logement en milieu
rural: «Se loger en milieu rural, un défi» et «Le milieu rural: un espace à
habiter». Ces études peuvent être commandées à la maison rurale: 15, Rue
Jaumain, 5330 Assesse – Tél.: 083/63.39.88. - contact@acrf.be.
www.acrf.be
(2) Les cartes postales sont disponibles à l’adresse
renseignée ci-dessus.